Une psychothérapie sur mesure au sud de Rennes

06 89 38 51 48

S'inscrire à la newsletter

Blog perso

Communication non violente

Aidez votre enfant à développer son estime et sa confiance en lui

05 Fév 2019

Enfants et adolescents : comment les aider à développer leur estime et leur confiance en eux mêmes ?

Votre enfant, ou votre adolescent, manque de confiance en lui ? Il n’a pas une bonne estime de lui même ?

Vous pouvez l’aider.

La communication bienveillante est une façon de communiquer vraiment utile pour comprendre et encourager nos enfants.

 

Si ce sujet vous intéresse, je vous invite à assister à la conférence qui aura lieu le samedi 6 mars 2019, à la MJC des Antipodes à Rennes, à 20 h.

Conférence gratuite, animée par Bérangère Baglin, qui allie humour et simplicité pour expliquer comment mieux communiquer dans des expériences quotidiennes, qui nous parlent bien !

Lien vers le site Bienveillance.org 

confiance en soi

STOP au harcèlement scolaire

16 Nov 2018

harcèlement scolaireOn en parle de plus en plus, et c’est une très bonne chose. Selon les statistiques, un, voire deux enfants sur dix, souffrent de harcèlement scolaire. En moyenne trois élèves par classe !

Et si c’était votre enfant ?

Dans cet article je vais vous expliquer comment réagir, vers qui vous tourner, et surtout, comment aider votre enfant.

Au primaire, et encore plus au collège, l’identification et l’appartenance un groupe sont essentiels. Du coup les moqueries d’un enfant envers un autre peuvent vite devenir du harcèlement car tout le groupe prend part à ce qui devient un jeu, s’en prendre à celui qui est différent, qui a été identifié comme plus faible.

Comment repérer si votre enfant est victime de harcèlement scolaire ?

Divers signes de souffrance psychique se manifestent, comme :

– difficulté à travailler
– peur d’aller à l’école
– changement de caractère ou de comportement
– chute des résultats scolaires
– maux de ventre
– troubles du sommeil
– isolement, repli sur soi et refus de sortir
– irritabilité

A l’école les enfants qui subissent un harcèlement  sont isolés pendant la récréation, ou la passent dans les toilettes. Ils vont plus souvent à l’infirmerie.

harcèlement collège

Harcèlement ou moqueries ?

Quelques moqueries, même répétées, ne constituent pas nécessairement un harcèlement à proprement parler.
Le harcèlement est caractérisé par une intention agressive qui dure, qui se répète dans le temps, et vise à établir une relation d’emprise du type « dominant-dominé ». La victime n’arrive pas à s’en sortir seule. Cela prend la forme d’injures, de violences, de moqueries, de rumeurs.

Le cyber-harcèlement

cyberharcèlementTous les adolescents sont aujourd’hui connectés, et le harcèlement peut se poursuivre sur les réseaux sociaux. C’est une persécution sans fin, sans échappatoire, et le cyber-harcèlement aggrave la situation.

 

 

 

Quels sont les points communs des victimes ?

Souvent les victimes ont une différence, qui les porte à avoir une faible estime d’elles mêmes.

Et pour les harceleurs ?

En fait eux aussi sont en souffrance, et ont également des problèmes d’estime de soi. La différence, la faiblesse, qu’ils perçoivent chez l’autre enfant, les angoissent.Ou alors ils sont simplement jaloux. Transmettre le jeu au groupe leur donne aussi un sentiment de puissance. Comme le disait une amie psychologue, n’oublions pas que tous les enfants sont des pervers polymorphes. Renoncer à leur toute puissance est parfois un peu difficile dans nos sociétés actuelles. Là c’est le clin d’œil d’une maman…

Quelles sont les conséquences du harcèlement à long terme ?

En dehors des signes de souffrance dont nous venons de parler, le harcèlement conduit à un isolement de la victime, et peut laisser des traces pendant longtemps.

Pour une situation de harcèlement ayant lieu entre 8 et 10 ans, l’enfant aura 4 fois plus de risque de faire une tentative de suicide à l’adolescence, et 2 fois plus de risque de souffrir de stress post traumatique ou d’une infection psychique chronique à l’âge adulte.

Dans mon cabinet, il m’arrive souvent de traiter des séances de manque de confiance en soi qui ont pris origine dans une situation de harcèlement non pris en charge pendant l’enfance. Dans des situation extrêmes, il arrive que l’enfant se trouve dans une telle impasse qu’il peut intenter à ses jours. On dénombre 10 à 15 cas de suicide dus à cette raison par an.

Pour quelle raison les enfants hésitent-ils à en parler ?

La plupart du temps, les enfants ne parlent pas de ce qu’ils subissent dans la cour l’école, surtout à partir du collège. Ils ont peur d’être encore plus brimés d’en avoir parlé, ils craignent que la situation s’aggrave. Ils peuvent aussi en parler, et ne pas avoir été écoutés par des parents qui n’ont pas mesuré leur détresse, minimisent la situation en se disant que les confits sont normaux dans une cour d’école, que leur enfant doit apprendre à se défendre seul…

Vous pensez que votre enfant est victime de harcèlement, que faut-il faire ?

Tout d’abord bien entendu l’écouter, l’aider, le protéger et le soutenir.

Rencontrer l’équipe pédagogique, le CPE, ou le chef d’établissement. La prise en charge de la situation doit être faite par l’établissement dans un premier temps, pour que ça cesse rapidement.
En cas de difficulté à faire prendre en charge par l’établissement, vous avez recours à des référents au niveau du rectorat. Aider son enfant pour qu’il renforce sa confiance en lui, et qu’il puisse se défendre seul.

Si nécessaire vous pouvez rencontrer un psychologue, ou professions d’aide assimilées.

Il n’est pas souhaitable d’aller rencontre directement les parents de l’enfant qui harcèle, ceci peut aggraver la situation.

Il est possible de porter plainte, mais il faut savoir que ces procédures sont longues, décevantes, souvent classées sans suite. Il est plus important de faire comprendre à son enfant que ses parents sont là pour le protéger.

Faut-il changer d’établissement ?

Hélas cela risque de ne pas résoudre le problème, car l’enfant qui a peur que ça se reproduise, va attirer l’attention de nouveaux harceleurs. Il vaut mieux traiter le problème avant, redonner confiance à son enfant, le protéger et lui apprendre à réagir.

Sources d’information :

Une courte vidéo d’une minute du magazine « Vies de Famille » produit par les allocations familiales.

Association Marion la Main tendue, créée par la mère d’une adolescente qui a mis fin à ses jours à 13 ans.

Site du ministère Non Au Harcèlement

Numéro vert : 30 20

Pour le cyber harcèlement : le numéro Net Ecoute : 0800 200 000

Ouvrage de la psychiatre Nicole Catheline, « Le harcèlement scolaire », aux éditions Que sais-je.

Guide de Nora Fraisse contre le harcèlement

harcèlement scolaire

Combattre la dépression… ou retrouver la joie ?

25 Juin 2018

Le combat « contre » le dépression est souvent infructueux

Souvent nous passons une partie de notre vie à combattre ce qui nous rend malheureux, sans jamais vraiment y parvenir.

D’une part parce que nous n’arrivons pas toujours à identifier précisément ce qui nous rend malheureux (la dépression est endémique en France, c’est la maladie du siècle !). Mais aussi parce que, lorsque nous creusons cette question, on peut se rendre compte qu’il n’y pas nécessairement de relation de cause à effet entre les éléments que nous pourrions identifier comme dépressiogènes et le sentiment de tristesse.

En d’autres termes, parfois, nous nous sentons heureux, alors que la situation extérieure est inchangée. Il nous arrive par exemple de trouver la solution pour résoudre un problème qui nous mine, et dont nous pensions qu’il s’agissait d’un obstacle majeur à notre bonheur…. Et au final, on ne se sent pas vraiment plus heureux après.

Vous savez ce sont les idées du style : ah si j’avais une maison, une voiture plus récente, un meilleur travail, un compagnon(e) plus aimant(e)… Là je serais heureux(se). Et tout compte fait, ce critère change, et on est toujours aussi triste.

Les conditions extérieures n’ont pas le pouvoir de nous rendre heureux

Cette question m’a beaucoup travaillée : il n’y a pas de corrélation réelle entre les éléments extérieurs de notre vie et le sentiment de bonheur intérieur.

Le circuit de la joie est-il défaillant ?

La spiritualité se contente d’affirmer qu’en effet, le bonheur, la joie, ne peuvent venir que de l’intérieur, d’un état que l’on crée soi même… Encore faudrait-il être certains que la biologie ne joue pas de véritable rôle non plus… En effet, il y a des gens qui me disent : je ne ressens pas la joie. C’est un peu comme si les chemins de cette émotion n’existaient pas, ou ne fonctionnaient pas, comme si rien ou presque parvenait à donner cette tonalité joyeuse et légère à notre humeur.

Mais… la thérapeute que je suis ne s’avoue pas vaincue pour autant ! Ces mêmes personnes arrivent à rire avec moi lors de nos consultations, et se sentent souvent légères en sortant… Donc, ma logique me dit que le circuit neuronal qui fait ressentir la joie existe bel et bien. Ouf, c’est une première étape de franchie.

Du coup je me suis demandé : puisqu’on arrive à retrouver cet état lors de nos échanges, le problème est : qu’est ce que la personne peut faire pour être joyeux sur un plus long terme ? Comment peut-elle redéclencher cet état loin de mon cabinet ?

Développer la joie plutôt que de combattre la tristesse


Me vint alors une stratégie plus efficace, ou du moins complémentaire, que celle utilisée couramment : plutôt que de chercher à identifier les éléments qui nous rendent malheureux (pense-t-on) puis à les combattre, voire à les supprimer, il serait très utile d’identifier plutôt ce qui nous rend régulièrement heureux, ce qui est associé à de la joie intérieure, puis à développer ces éléments.

J’ai observé cette stratégie.. C’est positif, et nettement plus efficace sur le long terme.

Sans doute cette pratique confirme-t-elle cet enseignement de la sagesse chinoise : nous ne faisons que renforcer ce contre quoi nous nous battons (y compris la dépression).

De même, focaliser notre attention sur ce qui nous rend joyeux, et non pas l’inverse, développe graduellement une attitude d’auto-observation positive et de joie intérieure.

Si vous avez des observations de ce type, n’hésitez pas à laisser un commentaire sous ce post !

Older Posts
Translate »