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Dépression

Préparation à l’automne-hiver : comment prévenir la dépression saisonnière ?

02 Sep 2015

En médecine ayurvédique, de même qu’en médecine chinoise, la saison automnale se prépare dès la fin du mois d’août, notamment pour ceux qui souffrent de dépression saisonnière.

Droit d'auteur: evdoha / 123RF Banque d'imagesBien que les causes précises de cette forme de dépression soient mal connues, la diminution assez rapide de la durée d’ensoleillement semble jouer un rôle important. Comme vous pouvez le constater, nous avons déjà perdu plusieurs heures d’ensoleillement par jour par rapport au solstice d’été ! Les symptômes de manque d’énergie, de tristesse, d’irritabilité et de troubles du sommeil débutent en automne et se poursuivent en hiver.

Ce type de dépression se soigne par la psychothérapie. Certaines personnes peuvent être sensibles à la luminothérapie.
Si ces deux approches sont le plus souvent préconisées, il est également possible de minimiser ce syndrome par une adaptation de notre hygiène de vie. Du fait de l’effet de la lumière, penser à faire de longues marches dehors, ces lux là sont 100% naturels et gratuits, procurent de l’oxygène pour le cerveau et une saine fatigue à notre corps !

Les apports de la médecine ayurvédique

Droit d'auteur: <a href='http://fr.123rf.com/profile_luceluceluce'>luceluceluce / 123RF Banque d'images</a>La médecine ayurvédique propose des solutions, mais celles-ci dépendent du type de constitution. L’automne est la saison du type Vata, et de ce fait les personnes de ce type peuvent voir leur équilibre perturbé. (Les personnes de type Vata sont souvent assez maigres, énergiques, créatives, à tendance nerveuse).

 

 

 

Un salon de médecine ayurvédique à Rennes

Pour connaitre votre type, si cette médecine ancestrale vous intéresse, je vous oriente vers une consultation spécialisée.
Sur Rennes, vous pouvez consulter Isabelle Hernandez, de l’Institut Ayam, spécialisé en ayurveda. Pour visiter le site de cet institut, cliquez ici.

Par exemple, pour ce type de constitution, il vous sera recommandé :
– d’éviter d’avoir froid
– d’utiliser des épices qui réchauffent l’organisme
– de faire des repas copieux et énergiques
– de vous reposer
– de faire des pauses dans la journée
– et également d’huiler votre corps à l’aide d’huile tiède, plusieurs fois dans la semaine.

Isabelle peut aussi vous conseiller sur des exercices de yoga, de purification de changement de saison. N’hésitez pas à la contacter !

Et pour l’aspect psychothérapie, je suis à votre écoute !

Références 

Pour une introduction à l’ayurveda, l’évaluation de votre constitution, une explication globale des grands principes de la médecine ayurvédique, des conseils généraux pour maintenir la santé à travers votre rythme de vie, votre alimentation, quelques exercices physiques, le sommeil, je recommande la lecture du « livre de l’ayurveda, Le guide personnel du bien-être » de Judith H. Morrison, aux éditions Le courrier du livre.

Pour aller plus loin, les ouvrages du Dr David Frawley sont des références dans le domaine.
Lire par exemple « La santé par l’ayurveda », aux éditions Turiya, ou encore « Yoga & Ayurveda, Autoguérison et Réalisation de Soi ».

3 techniques pour faire face à une idée suicidaire, ou aider un proche à le faire

31 Mai 2015

Le saviez vous ? 15000 personnes se suicident chaque année en France, et des dizaines de milliers tentent de le faire. Voilà pourquoi il me semblait important d’en parler.

Rappel : Je ne suis pas médecin, il ne s’agit pas de conseils médicaux.

Si vous avez des idées suicidaires, c’est grave, la première des choses à faire est de contacter votre médecin au plus vite.

Cet article s’adresse aussi à ceux qui souhaiteraient accompagner une personne dépressive avec idées suicidaires, pour la comprendre un peu mieux.

Le suicide porte plusieurs visages : il peut être froid et réfléchi, ou impulsif. Parfois c’est totalement conscient, parfois nous sommes en proie à une impulsion, qui s’appelle raptus suicidaire. Cela se définit comme un désir soudain, impérieux, violent qui nous pousse à commettre un acte d’autodestruction. Dans les pays développés qui publient des statistiques, ça représente environ 1% de la mortalité. A peu près 10% des tentatives de suicide sont malheureusement « réussies ».

Dans le cas des psychoses, le pourcentage des malades ayant des idées suicidaires atteint 20 %.

Alors, comment éloigner une idée suicidaire ?

Vous avez une idée suicidaire (ou votre entourage), la première des choses à faire est de tenter de joindre votre médecin ou le psychiatre qui vous suit.

Mais que se passe-t-il si vous n’arrivez pas à le joindre quand vous vous sentez au plus bas  (le vendredi, le week end, le soir etc…) ?

1ère idée pour gérer cette idée de suicide 

Ayez toujours sur vous une liste d’au mois 5 numéros d’urgence.

Si la crise est vraiment très grave :

  • Joindre les urgences psychiatriques de votre secteur, normalement disponibles 24h/24. Mais il n’y a pas toujours de psychiatre la nuit. Dans ce cas, vous serez au moins entendu par un interne compétent.
  • Le 15 bien sûr, qui saura vous orienter vers les urgences.
  • 3 amis ou membres de votre famille. Le rôle de ces personnes n’est pas facile : dites-leur que vous avez juste besoin d’écoute, d’empathie.

Bon à savoir : La plupart des gens qui commettent une tentative de suicide ont essayé de joindre quelqu’un avant. Parler est en effet une très bonne solution.

Conseils à ceux qui font partie de cette liste d’amis ou de famille proches et aidant :

  • Dites à la personne qu’elle a bien fait d’appeler
  • Ne donnez pas de conseils, évitez à tout prix le jugement moralisateur du style « il faut que », « tu dois »… La personne qui a des envies suicidaires n’est souvent plus capable de réagir. Les conseils qui l’invitent à réagir la mettent encore plus face à son refus de vivre.
  • Ne pas culpabiliser : « pense à tes enfants, à moi, à ceux que tu laisses ». La culpabilité est un sentiment très dépressiogène, ne l’utilisez en aucun cas ! Les gens qui se suicident ont déjà fait le point sur ceux qui vont rester derrière eux. Si c’est très souvent cette rélfexion qui les retient de passer à l’acte, parfois, celà ne suffit pas. Pour ne pas avoir envie de se suicider, il faut s’aimer soi même avant tout, et la personne suicidaire ne s’aime pas suffisamment, elle est dans une dévalorisation profonde.
  • Rappelez à la personne pourquoi vous l’aimez, quelles qualités vous appréciez chez elle
  • Lui proposer de venir vous voir si cela la tente
  • Vous pouvez terminer la conversation en lui demandant comment elle se sent maintenant, si elle se sent apaisée. Vérifiez que c’est le cas, sinon restez au téléphone.
  • Demandez à la personne ce qu’elle va faire juste après son appel. Vérifiez qu’elle a un projet (manger, regarder la télé, sortir un peu, se coucher, etc…). Elle doit avoir prévu quelque chose de précis. Sinon, il y a un risque qu’elle retourne vers ses idées morbides.
  • Si elle ne formule aucun projet, proposer de la voir.
  • Lui rappeler qu’elle peut appeler à tout moment, cela lui apportera un soutien énorme, et la rassurera.
  • Remerciez-la d’avoir partagé ce moment avec vous, dites-lui comment cela vous rapproche, et que vous l’aimez encore plus, telle qu’elle est !

Sachez que c’est très difficile comme rôle, tout le monde ne peut pas le faire. Beaucoup cèderont à la panique, parce qu’ils vous aiment et ont peur de vous perdre.

2ème possibilité pour éloigner une idée suicidaire

Vous pouvez vous adonner à une activité créatrice qui vous fait du bien, et qui vous absorbe totalement. Cela peut être une activité artistique par exemple ou toute autre activité où vous êtes obligé de rester concentré. Par exemple lorsqu’on joue d’un instrument de musique, notre esprit doit se concentrer sur la partition, sur le son, sur le rythme, sur le corps.. Bref, il sera difficile à votre esprit de continuer à broyer du noir !

3ème possibilité

Si vous n’avez envie de rien faire. Acceptez d’écouter la douleur. Le problème de l’envie suicidaire est qu’on la repousse de toute notre énergie, pour nous soustraire à la douleur. Cela est épuisant. De ce fait les techniques de sophrologie et de méditation profonde peuvent être appliquées chez certaines personnes déjà expérimentées.

Installez-vous confortablement. Respirez profondément. Ecoutez ce que la douleur cherche à vous dire. A quoi devez vous dire stop dans votre vie ? Que pourriez-vous faire pour changer cet élément qui ne vous convient pas ? C’est peut être même l’occasion de prendre une décision radicale, mais pas celle d’en finir ! Celle d’essayer autre chose, vous n’avez rien à perdre si je peux me permettre !

Cette méthode peut convenir aux personnes qui ont déjà une bonne maîtrise d’elles mêmes.  L’acceptation des états d’âme, sans auto-jugement, est une technique très puissante en termes d’évolution personnelle ! Pour ceux qui le souhaitent, je vais enregistrer un fichier audio de méditation guidée sur mon site web, pour gérer ces états d’âme difficiles (désespoir, colère etc…) et en profiter pour progresser dans votre vie. Lien vers la page des méditations guidées.

Voilà, j’espère que cela vous aura intéressés. Surtout, restez bien en lien avec votre médecin, les idées suicidaires ne sont pas des symptômes anodins !

Et si l’alcool masquait une dépression ou une anxiété profonde ?

01 Mai 2015

L’alcool est une substance psycho-active, qui bien souvent est utilisée pour masquer un mal être sous jacent. Et il peut arriver qu’on se contente de l’alcool pour combattre ses problèmes de dépression ou d’anxiété ou d’ennui dans la vie ou encore de sentiment de vide.

Il existe de nombreuses publications et rapports sur le lien entre le stress, l’anxiété, les troubles de l’humeur et la dépression et la consommation d’alcool. On appelle ça la co-morbidité. Mais pour moi, ce lien est principalement due au fait que l’alcool est une sorte d’anxiolytique, anti-dépresseurs, sociabilisant, désinhibant ! Il aide aussi à l’endormissement, mêle si ensuite il diminue la qualité du sommeil de la personne qui a trop bu !

Mais c’est une aide dangereuse, parce que l’alcool ne traite pas le fond du mal être, et même, il est plutôt anxiogène lorsqu’on n’est plus alcoolisé.

Statistiques européennes sur la consommation d’alcool

Quelque 55 millions d’Européens adultes – soit 15 % de la population adulte- ont une consommation d’alcool qui est au minimum dangereuse (consommation dite « à risque »). On définit la consommation d’alcool par unité de 10 g d’alcool consommé, ce qui correspond dans nos habitudes françaises à un verre d’alcool.

La consommation d’alcool à risque est une consommation régulière de 2 à 4 verres par jour, chez une femme, et de 4 à 6 verres par jour pour un homme. Au-delà on est dans des niveaux de consommation à problème. Ce qui concerne quand même 6% de la population adulte dans l’union européenne.

Mais il ne faut pas oublier la consommation dite de binge drinking, c’est-à-dire une consommation épisodique massive  qui peut être particulièrement dommageable à la santé y compris à court terme. Le binge drinking est défini comme la consommation d’au moins 60 g d’alcool au cours d’une seule occasion (plus de 6 verres donc).

Les rapports ne parlent pas souvent d’un autre type de consommation, disons plus « mondaine ». Il arrive que des adultes, souvent des hommes, consomment régulièrement plus de 6 verres d’alcool lors des occasions, comme un repas, en disant goûter plusieurs bouteilles de vin. Rappelons nous que l’œnologue crache l’alcool après en avoir goûté toutes les saveurs. Il ne boit donc pas beaucoup ! Ce type de consommation est une forme très classique de déni de consommation alcoolique, surtout dans les milieux sociaux favorisés.

Les critères qualitatifs de notre relation à l’alcool sont également à prendre en compte

Nous venons d’aborder les indicateurs quantitatifs de problème avec l’alcool, mais je pense que les indicateurs qualitatifs sont également importants. On peut savoir si on a un problème avec l’alcool lorsqu’on a du mal à s’en passer, même un jour par semaine, et qu’on y pense dans la journée. Un autre indicateur est d’être capable de boire seul, ce qui différencie de l’habitude dite « sociale ».

 

Voilà pour mes conseils, mais si vous avez un problème plus important, le mieux est de consulter un spécialiste ou d’en parler à votre médecin et/ou de trouver un bon thérapeute qui vous aidera à éliminer les causes sous jacentes de mal être !

Pour ma part, dans ma pratique de thérapeute, j’en parle ouvertement avec mes clients. Nous allons chercher l’origine des symptômes anxieux à la base de la consommation d’alcool, et la situation s’améliore d’elle-même en cours de thérapie.

Se renseigner et faire le point par soi même

Si vous voulez plus de données, j’ai trouvé sur internet un excellent rapport, issu d’un projet européen qui s’appelle Rapport PHEPA (projet européen sur l’alcoolisme) Primary Health Care European Project on Alcohol (PHEPA).

Et si vous voulez faire le point seul, le site alcool info service est très bien. Ce site met à disposition un outil simple, le test alcoolomètre, pour évaluer sa consommation et des conseils pour définir ses objectifs et suivre les changements.

La consommation d’alcool est associée à beaucoup de déni, si vous faites le test pour savoir où vous en êtes, c’est déjà une grande prise de conscience. Bravo !

 

Pour aller plus loin, des liens utiles :

Rapport d’une vaste étude européenne PHEPA (Primary Health Care European Project on Alcohol (PHEPA), publié par l’INPES (Institut National de la Prévention et d’Education pour la Santé   ). Télécharger ce rapport : Alcool et médecine générale Recommandations cliniques pour le repérage précoce et les interventions brèves.

Et si vous voulez faire le point seul, le site alcool info service est très bien. Test alcoolomètre pour évaluer sa consommation et des conseils pour définir ses objectifs et suivre les changements.

Un autre site utile : www.alcoolmoinscmieux.fr

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