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Accrocs au sucre ? Comprendre ce besoin et s’en libérer…

30 Mai 2018

Ah le sucre, cette addiction des temps modernes !

sucre

A l’occasion de la parution de l’ouvrage de Bernard Pellegrin, « Sucre – enquête sur l’autre poudre », je me souviens d’une conférence de Lise Bourbeau « Comment s’aimer sans avoir besoin du sucre ». Cette conférencière canadienne avait tiré la sonnette d’alarme depuis déjà bien longtemps.

Pour écouter l’émission de Bernard Pellegrin, cliquez sur le lien.

sucre

Nous savons qu’au niveau des neuromédiateurs, ces substances chimiques qui régulent les échanges au niveau du cerveau, les mécanismes de récompense du plaisir par le sucre sont les mêmes que les mécanismes du plaisir par la cocaïne ou l’héroïne.

La surconsommation de sucre induit le diabète, l’obésité, et aussi probablement le cancer. Mais voyons aujourd’hui ce qu’il représente au niveau du psychisme.

Lise BourbeauL’article ci-après résume les propos de Lise Bourbeau à ce sujet (venant de notes que j’avais prises en écoutant sa conférence).

Je n’ai pas vérifié toutes les informations, considérant cette femme comme une personne sérieuse, intelligente, qui nous dit des choses pas toujours dans l’air du temps, mais si utiles !

Je me contente de retranscrire des éléments importants de sa conférence, car je l’ai trouvée très intéressante…

Et je pense que beaucoup de personnes se sentiront concernées !

Où nous situons nous par rapport au sucre ?

D’après les statistiques, en 1975, 150 billions de livres de sucre étaient produits dans le monde par an. Le sucre est devenu une des plus grandes industries au monde.

Cette évolution est récente. Il y a 400 ans, le sucre était considéré comme un médicament. On le prescrivait avec restriction et beaucoup de soin car il était considéré comme dangereux !

Seulement les personnes aisées pouvaient se l’offrir. On avait remarqué qu’il avait un effet très énergisant quand les gens en mangeaient. Par contre, nous avions remarqué que les personnes qui en mangeaient étaient plus malades.

Les maladies mentales ont augmenté en même temps que la consommation de sucre (il y a 200 ans). Mais on pensait que la maladie mentale était due à la masturbation !

Notons qu’au niveau historique, le café, lui aussi stimulant, est apparu en même temps.

Il fallut attendre 1900.  Freud, lui-même  dépendant du sucre et de la cocaïne , nous apprend que la masturbation ne produit pas de maladie mentale.

Le lien entre sucre et psychose

Aujourd’hui 70% des psychoses affecteraient des personnes hypoglycémiques ou allergiques à la nourriture (donnée de Lise Bourbeau, je n’ai pas la référence). Le sucre serait responsable de plus de maux en constante progression : cancer, diabète, allergies, asthme, caries dentaires, hémorroïdes…

92 % des schizophrènes sont allergiques. Nous faisons alors le lien entre le sucre et les maladies mentales.

Au niveau industriel, on se mit à raffiner de plus en plus d’aliments. Mais au final, il n’y a plus rien dedans !

Par exemple : le jus de canne à sucre, ou de betterave est de plus en plus raffiné => sucre brun => sucre blanc

N’oublions pas que, chose bien connue des naturopathes, plus un aliment est raffiné,  plus il devient potentiellement  nocif pour le corps.

L’addiction alcoolique est proche de l’addiction au sucre

L’alcool est du sucre fermenté dans un bac, lors d’un processus artisanal ou industriel. Mais autrement il faut savoir que le sucre fermente dans l’estomac !

L’alcoolique est aussi dépendant du sucre, mais les effets sont plus rapides qu’avec le sucre.

Quand un alcoolique arrête de boire, il peut se mettre à prendre beaucoup de sucre. Dans ce cas, il a simplement changé de dépendance.

On remarque ceci lors des réunions regroupant d’anciens alcooliques : ceux-ci ont tendance à beaucoup sucrer leur café.

Nous sommes des dépendants au sucre. Il y en a partout, même dans les cigarettes, le dentifrice, les médicaments, les sauces, 80% des produits agroalimentaires transformés. Même le parfum est devenu beaucoup plus sucré qu’avant.

Il est utile de se demander ce que nous mangeons de vraiment naturel aujourd’hui…

D’où vient la dépendance au sucre ?

sucreDès nourrisson on nous donne des choses sucrées. Le lait maternel a globalement la saveur sucrée.
Puis on donne aux enfants beaucoup d’aliments sucrés.

Lise Bourbeau, femme spirituelle, ajoute ceci : Pour les enfants d’aujourd’hui, cet excès de sucré n’est pas bon car c’est contradictoire avec l’ère du verseau. Beaucoup d’enfants deviennent schizophrènes car les réactions sont plus fortes chez eux!

Quand on évolue le corps n’en veut plus !

A titre personnel, je ne peux confirmer ce type de donnée. Je peux simplement témoigner du fait que plus je deviens consciente, plus je dois faire attention à la nourriture que j’apporte à mon corps. La diminution, voire suppression des sucres raffinés, et de l’alcool, m’ont permis de libérer beaucoup d’énergie, et de me sentir bien mieux.

Les effets du sucre sur le corps physique

Le glucose donne l’énergie pour toutes les activités mentales, émotionnelles, physiques, et nerveuses du corps. Son taux est stable dans le sang : 1g/L de sang. Il est stabilisé par le pancréas, qui libère de l’insuline pour maintenir ce taux. En cas de surplus, celui-ci sera automatiquement stocké par le foie, le muscle et les tissus gras. Une autre hormone, l’adrénaline, donne le signal au foie pour relâcher le glucose dans le sang.

Le corps a besoin de ce composé. Mais notre corps est fait pour aller chercher le sucre dans les fruits, le blé, les hydrates de carbone, pas dans de la confiture ou les boissons sucrées qui donnent un apport massif !

S’il répond bien à un besoin rapide d’énergie, il faut savoir que le glucose est une molécule difficile à digérer, car sollicitant particulièrement le pancréas. Après l’effet «boost », on remarquera souvent un coup de barre compensateur.

Le cerveau est alimenté uniquement par du glucose. Il ne peut pas faire de stockage ou de réserve.

Le pancréas se fatigue de fabriquer de l’insuline. Parfois il continue à synthétiser trop d’insuline, et du coup le corps n’a pas assez de sucre. Les glandes surrénales compensent alors pour faire remonter le taux de glucose dans le sang. On est tenté d’absorber plus de sucre. Les glandes sont sur sollicitées, y compris le foie.

Lorsque le taux de sucre dans le sang est insuffisant, on parle d’hypoglycémie. Ceci provoque diverses sensations désagréables comme la bouche sèche ou en feu, les bourdonnements d’oreilles, la sensibilité au bruit, les accès de colère, la mauvais haleine, la transpiration odorante, des nausées…

Le lien avec les problèmes émotionnels et mentaux

Pour cette auteure, plus on dépend du sucre plus on dépend des autres pour notre bonheur.

Les personnes dépendantes du sucre aiment beaucoup diriger et dire aux autres quoi faire (mère poule), mais c’est une façon d’avoir le contrôle, car en retour ils vont faire ce qu’on veut !

On abuse aussi des glandes surrénales par la peur (car le corps fournit de l’adrénaline). L’adrénaline fait disparaître temporairement la fatigue, la peur…

Le sucre donne une illusion qu’on est moins fatigué, moins anxieux, on est juste endormi par l’effet du sucre.

En mangeant trop de sucre on fatigue le pancréas mais aussi le foie, organe de la colère. Plus on mange de sucre, plus on a besoin d’aller chercher l’amour ailleurs parce qu’on ne s’aime pas assez nous-mêmes.

C’est similaire à la dépendance à l’alcool mais en plus lent. Cela commence très tôt dans l’enfance car on nous donne du sucre dès notre plus jeune âge.

Il est important d’avoir un but dans la vie, de travailler, pour stabiliser les surrénales. Important de gagner sa vie en aimant ce qu’on fait. Lorsque l’on se sent sentir valorisé, les glandes vont travailler de façon plus harmonieuse, l’adrénaline va stabiliser le taux de sucre. En ayant moins d’attentes, en se stabilisant à ce niveau, on s’aide.

Les glandes surrénales sont reliées aux peurs, et on a été élevés dans les peurs. Peur des parents, peur de désobéir, du curé, de la noirceur, de l’enfer, peur de tout ce qui s’appelle autorité. Quand on mange du sucre ça nous donne une illusion de ne pas avoir peur.

On gagne la bataille quand on stabilise le sucre dans le corps en arrêtant d’avoir peur !

D’accord, ceci est facile à comprendre, mais pas facile à faire ! Lise Bourbeau nous invite dans un premier temps à prendre conscience de toutes ces peurs, de les conscientiser.

Quoi faire pour se libérer de la dépendance au sucre ?

Alors, que conseille-t-elle pour se libérer de cette emprise du sucre ?

Tout d’abord il est important de prendre conscience de cette dépendance.

Elle conseille de ne pas se sevrer trop vite car ce sevrage ferait plus de dommages qu’autre choses.

Vous l’aurez bien compris, on en revient au système amour-peur.

Si on veut combattre les peurs, il faut renforcer tout ce qui va dans le sens de l’amour.

Personnellement je conseille de commencer par l’amour de soi. Car c’est le seul que nous puissions directement influencer n’est ce pas ?

Mais ce n’est pas le plus facile, de loin, nous préférons rechercher l’amour à l’extérieur.

On peut prendre l’habitude de se faire des compliments tous les jours – trouver les belles choses qu’on a bien fait, en plus d’apprendre à s’aimer.

Etre plus conscient de nos besoins est aussi une étape clé. Cette conscience nous mène à plus nous respecter.

Comment savoir si on est allergique au sucre ?

D’après Lise Bourbeau, lorsqu’on devient « allergique » au sucre (selon moi il faudrait plutôt parler de signal de devoir diminuer l’apport en sucre), le cerveau ne peut plus en prendre et des maladies surviennent.

Lise BourbeauRappelons que cet auteur a beaucoup travaillé sur le lien entre le corps et l’esprit, dans l’optique du bien être physique, psychique  et émotionnel. Lire par exemple sa série d’ouvrages « Ecoute ton corps ». C’est une très bonne idée ! Dans nos sociétés évoluées, nous avons tellement pris l’habitude de n’écouter que notre tête, ce qui est une très grosse erreur, car, lorsqu’on sait les décrypter, le corps nous donne aussi beaucoup d’indications sur ce qui ne va pas, sur ce qui a besoin d’être rééquilibré.

Je sais que cet ouvrage a fait l’objet de critiques par les autorités françaises, car parfois cet auteure est un peu extrémiste. Nombre d’auteurs à large succès finissent par prendre trop à cœur la diffusion de leurs idées, et peuvent par moments adopter des positions trop radicales.

Au cas où ce soit utile, rappelons que le fait d’écouter son corps ne nous dispense pas de rester au contact de notre discernement mental !

Voici un petit protocole qu’elle propose :

Manger deux choses sucrées à 8h du mat, puis rien d’autre pendant 8 heures. Ecrire ce qui se passe. S’il y a beaucoup de réactions, un gros stress, le corps nous indique qu’il y a allergie au sucre. D’autres allergies sont bien sûr possibles. Souvent quand on est allergique, on a grand besoin de cette chose. Le corps n’en veut plus, mais on a le goût d’aller le chercher. On peut faire le test avec d’autres allergènes alimentaires.

Les fruits doivent être mangés seuls, ½ heure au moins avant le reste, si possible le matin. Lorsqu’on les mange pendant le repas, ça devient acide. Il faut ½ heure pour qu’ils ne soient plus dans l’estomac. Pour en tirer le meilleur profit, mieux vaut consommer les fruits séparément des repas, afin qu’ils ne soient pas mélangés avec les autres aliments.

Notons que l’on peut trouver d’autres sources d’hydrates de carbone avec vitamine B : blé, légumineuses, noix, fibres, eau, qui constituent pour cette auteure une base saine d’alimentation.

Voici la suite de ses conseils :
– Diminuer de plus en plus les produits sucrés.
– Eviter la viande le plus possible. Eviter le sel aussi, car donne le goût de manger du sucre (féminin pour compenser le masculin).
– Pas de dessert à la fin des repas, manger des fruits avant les repas ! Le sucre fermente, et devient acide dans le tube digestif, ce qui occasionne ballonnements, gaz.
– Bien mastiquer, pour éviter les gaz aussi.
– Faire des exercices physiques. Si on fait des efforts intellectuels ou physiques, c’est normal d’avoir besoin d’hydrates de carbone ! Mais aller les chercher dans des produits naturels !
– Manger uniquement des fruits le matin (temps d’élimination).

Besoin d’aller plus loin ?

J’espère que cet article vous aura intéressés.

Si vous vous êtes reconnus dans certaines lignes, c’est déjà une première prise de conscience, parfois la plus difficile !

Il reste ensuite que toute dépendance est difficile à soigner. Je ne cache pas qu’il s’agit, à mon avis, d’un des problèmes qui nécessite le plus de soutien, avec un travail profond sur soi, nos manques, nos besoins insatisfaits, nos peurs, que le manque d’amour et de sécurité renforcent.

Je reste à votre écoute, en tant que thérapeute, si vous avez besoin d’une aide.

Aussi, n’hésitez pas à laisser un commentaire après l’article, pour partager vos expériences à ce sujet!

Comment la sophro-analyse peut vous aider en cas de maladies somatiques ?

01 Fév 2018

La sophro-analyse ne « soigne » pas les maladies somatiques

Certaines personnes qui viennent à moi ont, en plus de leur mal être, des symptômes physiques, des maladies plus ou moins graves.

Soyons clair d’emblée : la sophro-analyse et mon approche personnelle de l’accompagnement ne font pas partie de ces thérapies naturelles qui adressent directement les symptômes physiques, et dont certaines disent soigner les gens de leurs maladies.

A titre personnel j’applique le principe fondamental de la médecine « Primum non nocere« , locution latine  qui signifie : « en premier ne pas nuire »« d’abord, ne pas faire de mal ». Ce qui signifie pour moi, comme expliqué sur ma page « éthique professionnelle« , que la personne reste en contact avec son médecin traitant, ou avec son spécialiste. Je travaille d’ailleurs souvent en lien avec des psychiatres, que je recommande de consulter en cas de doutes sur l’aspect médical du mal être ou pour évaluer la pertinence de la mise en place d’un traitement médicamenteux pour agir en synergie avec mon approche thérapeutique.

Mais comment aider quand même en cas de maladie avec symptômes somatiques ?

Ces précisions importantes étant dites, la sophro-analyse, comme toute approche psychologique, peut aider à mieux vivre sa maladie, voire parfois à réduire les symptômes de façon plus ou moins importante.

Selon la médecine chinoise, le choc émotionnel serait à l’origine de toute maladie. Des études ont maintenant clairement démontré le lien entre les chocs émotionnels importants (comme des deuils, des pertes), et la survenue de cancer, par exemple.

Dans ma pratique, nous allons analyser les aspects psycho-affectifs de la maladie.

Mais je n’oublie pas non plus, en tant que biologiste de formation, que la vie c’est avant tout le maintien de l’équilibre, ce que les médecins appellent l’homéostasie (ceci concerne l’équilibre intérieur). Notre corps « sait » naturellement comment assurer cet équilibre fragile et complexe.

De nombreux comportements actuels favorisent la rupture de cette régulation interne, et la maladie peut survenir. Ici on va alors aborder le trouble non plus uniquement sur l’aspect émotionnel et affectif, mais sur l’aspect hygiène de vie. Notre environnement dégradé et nos rythmes de vie inappropriés participent amplement à la rupture de cet équilibre intérieur. Bien sûr il est impossible de tout contrôler. Cela serait sans fin car nous ne sommes pas responsables de tout ce qui nous entoure, comme la pollution, la mauvaise exploitation du système d’échanges économiques etc… A ce titre je prône plutôt l’engagement personnel et citoyen, pour viser à influencer, à notre petit niveau, la qualité de notre environnement et les décisions politiques en ce sens.

Certaines approches médicales anciennes sont à mon avis précieuses pour adapter au mieux certains aspects de notre vie dans le but de restaurer un équilibre. Je me réfère à ce titre souvent à l’approche de la médecine ayurvédique, qui considère l’individu de façon holistique et le replace dans son environnement (lien vers un article à ce sujet).

Aspects psycho-affectifs de la maladie : deux exemples

La maladie de Lyme

Lorsque j’ai reçu pour la première fois une cliente atteinte de la maladie de Lyme, je me suis sentie un peu perdue devant l’état très affaibli de ma cliente. C’est pourquoi j’ai consulté un médecin spécialiste de cette maladie, qui a bien voulu m’expliquer ce qui se passe au cours de cette maladie. Il m’a indiqué quelques pistes pour aider ces personnes à retrouver un certain état de bien être au niveau psychique.

Lorsque j’ai émis des doutes sur ma capacité à agir sur l’immunité de la personne, il m’a bien remise à ma place, en m’expliquant que « le système psycho émotionnel est performant. Il interagit avec le système immunitaire, et donne un coup de fouet. »

Selon ce spécialiste, les personnes qui développent la maladie de Lyme ont des points communs. Selon lui : « Les gens qui adoptent ces maladies ont eu un accident de vie, des ruptures, des impacts narcissiques ». « Le primum movens, c’est la pollution traumatique intense, avec des événements déclenchant ».

Ouf que ça aide d’avoir un back ground médical et biologique (mon premier métier est chercheur en biologie à l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), suivi d’études en psychologie !

En d’autres termes, nous allons travailler, dans le cas de cette maladie, sur les événements de vie qui ont été concomitants avec l’apparition du trouble, et notamment sur les traumatismes, qui souvent se sont accumulés et n’ont pas été totalement digérés par le psychisme. Les traumatismes à l’origine peuvent remonter bien avant l’apparition des troubles, mais on retrouve souvent un événement déclencheur.

En visitant les blessures narcissiques, profondes, qui selon ce médecin entretiennent la faiblesse du système immunitaire, nous avons visé à rétablir un certain équilibre émotionnel.

La plupart du temps, ce type de maladie, du fait de son aspect très invalidant, nécessite des adaptations importantes de la vie (rythme, nature des activités, prendre du temps pour soi, s’apporter de la douceur, revoir les aspects relationnels…).

Dans ce cadre, nous revoyons également l’hygiène de vie, par rapport à laquelle je peux apporter quelques conseils (sommeil, alimentation, rythme…). Ces conseils visent à retrouver l’équilibre interne à partir d’un changement des habitudes de vie.

Pour un témoignage sur l’apport de la sophro-analyse dans ce type de maladie, voici le témoignage de Sylvie, (également sur la page « témoignages« ). Un grand merci à Sylvie pour ce témoignage.

« Je suis atteinte de maladies auto-immunes et je souffre de douleurs, fatigue, limitations physiques et intellectuelles. On m’a diagnostiqué après 22 mois d’errance la maladie de Lyme chronique en 2011.

En rémission en 2012, (je me croyais guérie définitivement) j’ai repris ma vie sans me soucier de rien. La maladie est revenue me faucher à l’été 2014, beaucoup aggravée avec un intoxication aux métaux lourds, des co-infection de Lyme multiples, … et une mauvaise carte génétique.

Etant persuadée que les médicaments ne pouvaient pas tout résoudre, j’ai pris en charge la gestion de mon émotionnel avec la méditation dans un premier temps. Puis, j’ai voulu aller plus loin et ai essayé différentes thérapies pour me soulager.

Malgré de multiples thérapeutes très attentionnés, je n’ai pas réussi à me libérer de toute ma charge émotionnelle. Un ami m’a alors parlé de la sophro-analyse et des résultats qu’il a pu obtenir. Je me suis renseignée, j’ai lu des livres et suis aller voir Sylvie pour m’aider à me soulager dans la gestion de ma maladie dans la vie de tous les jours. Et nous avons visité ensemble plusieurs domaines de ma vie.

Je peux dire très sincèrement que c’est elle qui m’a amené le plus de libération. J’ai surtout apprécié son côté concret, terre à terre mais avec une intuition remarquable. Et nous avons fait ensemble un travail extraordinaire dans un temps limité.

Si vous êtes atteints de cette maladie et que vous  souhaitez échanger des renseignements, vous pouvez demander mon adresse mail à Sylvie. je vous répondrai avec plaisir. Merci encore Sylvie de tout mon cœur. »
Sylvie, 48 ans

La cancer

Il est reconnu par les spécialistes que le cancer survient souvent après un choc émotionnel important, ou un déséquilibre de vie majeur. Initialement moi même spécialise de cette maladie, au niveau biologique, je pourrais en parler longtemps.

Cette maladie est une lutte entre la vie et la mort, avec des cellules qui échappent au lien avec les tissus voisins et à la régulation de l’organisme. Mais en tirant profit de cette absence de contrôle de leur cycle de vie, les cellules du tissu malade peuvent finir par mourir de leur propre stratégie, car rien, dans notre environnement intérieur et extérieur, ne peut survivre en l’absence de lien. La communication avec les autres cellules et avec l’organisme tout entier à travers les médiateurs chimiques sont essentiels.

A titre personnel je pense que le cancer vient vraiment mettre fin à quelque chose qui doit être stoppé de toute urgence dans notre vie. Parfois il s’agit aussi de deuils à faire. Le lien avec la mort d’une personne ou d’une situation sont des pistes intéressantes à examiner.

Mon accompagnement visera à prendre en charge l’aspect émotionnel de la maladie. Le client pourra aborder ses peurs. L’approche de la sophrologie sera tout à fait adaptée afin de préparer la personne en cas d’intervention chirurgicale. 

Je remercie Brigitte pour son témoignage. Je l’ai accompagnée avant son opération pour une troisième tumeur cancéreuse. Voici son témoignage :

« J’ai contacté Sylvie après l’annonce d’une maladie et d’une intervention assez lourde prévue quelques mois plus tard.

J’avais besoin d’y voir plus clair dans ce qui m’arrivait et souhaitais une thérapie courte.

L’accueil de Sylvie est chaleureux et elle explique clairement le travail que l’on peut effectuer, elle a répondu aux questions ou doutes que j’ai pu avoir.

Dans ces séances Sylvie, par son écoute, m’a conduite à l’essentiel, à un parler vrai, en me remettant sur la ligne droite quand je m’en éloignais. A aller rapidement au cœur de mes émotions. Je ressens comme un fil léger mais solide qui s’est déroulé.

Ce travail m’a permis d’aborder sereinement la suite, notamment cette intervention qui s’est très bien passée. »
Brigitte, 67 ans

Les ouvrages et guides sur les liens entre maladie et psychisme

Il existe des guides explorant les liens entre maladie et psychisme, comme par exemple les ouvrages de Michel Odoul et de Jacques Martel. J’utilise parfois ces guides pour trouver des pistes sur l’origine psychologique de la maladie. En lisant le guide, nous voyons ensemble si quelque chose « parle » à la cliente.

Je sais que ces approches sont controversées au niveau médical, mais à titre personnel je les trouve souvent pertinentes.

Pour une approche psychanalytique du sujet, on peut aussi lire l’ouvrage « Notre corps ne ment jamais » de Alice Miller, doctoresse suisse en philosophie, psychologie, psychanalyse et chercheuse sur l’enfance (lien vers wikipedia). Cet auteur nous parle de « conflit intérieur », qui se résout à travers la maladie, et notamment les blessures d’enfance. Elle illustre ses propos en analysant la vie d’écrivains célèbres, dont elle note les conséquences dramatiques des conflits intérieurs non résolus.

 

 

Souffrez-vous d’angoisse de séparation ?

26 Oct 2017

Voilà un moment que je n’ai pas écrit sur ce blog : c’est que je travaillais sur un sujet vraiment important, et qui concerne beaucoup d’enfants et aussi d’adultes : l’angoisse de la séparation. Ce fut l’objet de mon mémoire de Diplôme Universitaire, soutenu le 7 juillet dernier.

Ci-après je vous donne un extrait de l’introduction de ce mémoire dont le titre complet est :
« Le Trouble Anxiété de Séparation chez l’enfant et l’adolescent : vers une méthode d’accompagnement combinant la sophro-analyse et les TCC. »

Grâce à ce travail me voilà bien formée pour la prise en charge de ce trouble.
Les accompagnements que je propose concernent les enfants (avec leurs parents), les adolescents, mais également les adultes, qui ont rarement conscience de ce trouble, bien intégré dans leur vie.

L’angoisse de séparation du nourrisson, une étape charnière de son développement

L’angoisse de séparation représente une étape normale dans la vie de l’enfant. Le nourrisson, qui s’est vécu comme indifférencié de sa mère pendant les premiers mois de sa vie, a du mal à vivre les premières séparations dont il a conscience et les refuse. Le jeune enfant se met alors à manifester bruyamment son désaccord, il pleure, trépigne et s’agite pour rappeler sa mère.

Ce phénomène transitoire sera ensuite graduellement surmonté par l’enfant. L’angoisse de séparation commence à se résoudre vers les 18 mois de l’enfant, lorsqu’il commence à développer une maturité psychologique autonome, qui lui permet de comprendre que la séparation n’est que temporaire, bien qu’il n’ait pas encore acquis la notion du temps. Les séparations seront bien acceptées à partir de 3-4 ans (Petot D, 2014).

Comment aider son enfant dans sa phase d’autonomisation ?

Afin de l’aider dans cette délicate étape de prise de confiance et d’apprentissage de l’autonomie, il est conseillé aux parents de rassurer leur enfant, en l’habituant à des séparations progressives, en l’amenant à comprendre que l’objet d’attachement, ainsi que lui-même, continuent à vivre indépendamment, même lorsqu’ils sont hors de portée de vue (par exemple en jouant au jeu de cache –cache). Un objet de transition portant l’odeur du parent, qui restera avec l’enfant lorsque les séparations précoces sont inévitables, pourra être une source de réconfort.

Quand parle-t-on de trouble anxiété de séparation ?

On ne parlera de trouble que lorsque l’anxiété demeure excessive lors des situations de séparation d’avec les personnes auxquelles l’enfant est attaché au-delà de 7-8 ans. L’enfant craint qu’un événement grave tel qu’accident, maladie, enlèvement, vienne le séparer brutalement de ses proches. L’angoisse peut aller jusqu’à imaginer la mort de ses parents. Le jeune enfant a peur du noir, des inconnus, fait des cauchemars, a peur de dormir seul, et tente de se réfugier dans le lit parental.

On retrouvera chez l’enfant pré-scolaire une grande difficulté à quitter sa figure d’attachement au moment de l’entrée en maternelle. La première rentrée à l’école est difficile pour certains enfants, mais les enfants anxieux pleurent ou font des colères lorsqu’ils sont conduits à l’école, restent tristes, apathiques, en retrait durant la journée, et ont du mal à participer aux activités d’apprentissage ou à jouer.

Dans la définition du trouble donnée par le Manuel Diagnostique et Statistique des troubles Mentaux (le DSM)(annexe 1), l’angoisse concerne également la séparation avec le lieu de vie habituel de l’enfant. En grandissant, l’enfant éprouve des difficultés à dormir en dehors de chez lui, chez des amis, ou à partir en camps de vacances. L’anxiété de séparation génère des plaintes physiques telles que douleurs abdominales, maux de tête, nausées, vomissements.

Pour une description plus fine du trouble, il est précisé, dans le DSM-IV :
« Les enfants ayant une Anxiété de séparation proviennent souvent de familles dans lesquelles les relations sont très proches. Loin de la maison ou de ceux qu’ils aiment, ils sont généralement timides, apathiques, tristes et ne peuvent se concentrer ni sur leur travail ni sur des jeux.

En fonction de l’âge, ils ont peur des animaux, des monstres, du noir, des agresseurs, des cambrioleurs, des ravisseurs, ils redoutent les accidents de voiture, les voyages en avion ou toute situation perçue comme menaçante pour l’intégrité de la famille ou leur propre intégrité.

Des préoccupations concernant la mort, la leur ou celle des autres, sont fréquentes. Le refus d’aller à l’école peut conduire à un échec scolaire ou à un évitement social. Les enfants ayant une anxiété de séparation peuvent se plaindre de ce que personne ne les aime ou de ce que personne ne s’occupe d’eux et dire qu’ils préféreraient être morts.

Lorsqu’ils sont bouleversés par une séparation imminente, ils peuvent se mettre en colère et, occasionnellement, frapper la personne qui essaie de les forcer.

Quand ils sont seuls, en particulier le soir, les jeunes enfants peuvent avoir des expériences perceptuelles inhabituelles (ex. : voir quelqu’un qui regarde ce qui se passe dans leur chambre, voir des créatures effrayantes qui essayent de les attraper, sentir des yeux posés sur eux).

Les enfants souffrant d’Anxiété de séparation sont souvent décrits comme exigeants, indiscrets et en quête permanente d’attention. Les demandes excessives de l’enfant deviennent souvent source de frustration pour leurs parents, ce qui amène des ressentiments et des conflits dans la famille.

Parfois au contraire, ces enfants sont décrits comme excessivement consciencieux, obéissants et désireux de plaire. Ils peuvent avoir des plaintes somatiques, qui les conduisent chez le médecin et entraînent diverses procédures médicales. »

Dans la dernière version publiée du DSM, il n’est plus nécessaire que le trouble soit apparu avant 18 ans. Le trouble doit être présent depuis 6 mois ou plus afin de minimiser le surdiagnostic de peurs passagères.

Dans la cinquième version du DSM (DSM-5), on le trouve sous le terme d’anxiété de séparation. Dans la littérature anglo-saxone, l’abréviation est le SAD (pour Separation Anxiety Disorder), à ne pas confondre avec le Seasonal Affective Disorder, qui est un type de dépression chronique liée aux changements de saisons. Il est maintenant classé dans les troubles anxieux. L’abréviation SAD est parfois également utilisée en anglais pour désigner le Social Anxiety Disorder. Dans ce rapport j’utiliserai parfois l’abréviation TAS (trouble d’anxiété de séparation), qui porte moins à confusion. Les symptômes retenus comme critères diagnostiques sont équivalents dans la CIM-10, qui nomme le trouble sous le terme « d’angoisse de séparation de l’enfance ».

Le trouble anxiété de séparation existe aussi chez les adultes…

Cette forme d’angoisse est retrouvée chez l’adulte, où elle prendra toutefois une tonalité moins évidente à identifier. En effet, à l’âge adulte, ce type d’angoisse peut passer inaperçu lorsqu’il est reporté sur le partenaire de vie, avec une difficulté pour la personne à apprécier les moments de solitudes qui sont vécus comme des moments de vide angoissant.

D’une façon générale, l’autonomie s’en trouve affectée, mais cette perte d’autonomie, qui peut toucher tous les domaines de la vie (affectif mais aussi financier, marqués par le manque d’initiatives pour des activités nouvelles en dehors du cercle familial, habitude acquise de ne pas trop quitter la maison, sauf pour aller dans un autre endroit connu et sécurisant…) est considérée comme normale. Les situations de séparation familiales, de couple, et les sorties hors de lieux d’habitation rassurants et connus, sont évitées.

Les difficultés sont bien souvent sous-estimées par la personne, ce qui complique l’identification du trouble. Le trouble peut être exacerbé lors de séparations (décès d’une figure d’attachement principale, projet de divorce) (observations personnelles). Dans le DSM IV-TR, il est précisé que les adultes souffrant de ce trouble montrent un inconfort marqué lors de séparations d’avec leur progéniture et leur conjoint. Selon Susan M. Bögels, dans une revue de 2013 sur le TAS adulte, ce trouble est fréquent, souvent associé à d’autres troubles, et invalidant. Une étude (la National Comorbidity Survey Replication – NCS-R) portant sur 5692 adultes montre que la forme adulte du TAS est courante aux Etats-
Unis. Le taux de prévalence sur la vie serait de 6.6 %.

… et chez les animaux comme le chien !

L’anxiété de séparation est un signe courant chez les chiens (Pageat, 1995). Il se manifeste par des comportements de destruction, de défécation, d’urination et /ou de vocalisations en l’absence de leur propriétaire. Les chiens montrent un hyper-attachement à leur donneur de soin. L’étiologie de ce trouble est incertaine, et on suppose qu’elle repose sur des caractéristiques héritables, les premières expériences de vie ou les facteurs environnementaux. Dans un essai clinique multisite, prospectif, randomisé, en double aveugle, et contrôlé contre placebo, King JN et coll. montrent que les troubles peuvent être améliorés par l’utilisation de clomipramine, un antidépresseur tricyclique (King JN et coll., 2000) (étude du Novartis Animal Health).

 

Si vous voulez travailler avec moi sur ce type de blessure, vous pouvez prendre RDV (face à face ou skype). Voir contact et tarifs

Pour en savoir plus sur mon travail…

Mon mémoire est accessible dans son intégralité moyennant une contribution de 10€ adressés par chèque ou virement bancaire.
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Sommaire détaillé de ce mémoire (40 pages) :

Introduction

Définition du trouble anxiété de séparation (TAS)
L’angoisse de séparation du nourrisson, une étape charnière de son développement
Quand parle-t-on de trouble anxiété de séparation ?
Le trouble anxiété de séparation existe aussi chez les adultes…
… et chez les animaux comme le chien !

Epidémiologie
Age de début et distribution par genre
Co-morbidité

Etiologie du trouble de l’anxiété de séparation
Influence de la génétique
Les influences périnatales
Le rôle du style d’attachement et du mode d’éducation

L’anxiété de séparation dans le spectre des troubles anxieux de l’enfant

Diagnostic
Les entretiens à visée diagnostique

Traitement
Psychopharmacologie
Psychothérapie

Le traitement du trouble de l’anxiété de séparation par les approches
psychothérapeutiques – une revue de la littérature récente

Programme Familial contre l’Anxiété de Séparation (enfants de 5 à 13 ans et leurs parents)
Thérapie basée sur le jeu en groupe pour les enfants scolarisés (7-9 ans)
Programme Cool Kids, non spécifique de l’anxiété de séparation (7-17 ans)
Les programmes de thérapie cognitive et comportementale pour lutter contre les troubles anxieux
Programmes de thérapie cognitive et comportementale délivrés par internet (8-12 ans)
Programme d’art thérapie (7-12 ans)

Proposition d’intervention dans le cadre de mon activité de thérapeute formée
à la sophro-analyse
Entretiens à visée diagnostique
Stratégie d’intervention
1- Physiologie : apprentissage des techniques de gestion de l’anxiété (enfant seul)
Relaxation et sophrologie
TIPI Technique d’Identification des Peurs Inconscientes
2- Cognitions
Psychoéducation
Restructuration cognitive
Travail avec l’enfant intérieur (optionnel, à partir de 15 ans environ)
3- Comportement
Processus de visualisation positive : méthode de pré-exposition
Exposition réelle
4- Emotions

Discussion
Place de la sophro-analyse, dans le cadre de pratiques thérapeutiques destinées à l’enfant et à l’adolescent
Le ré-équilibrage émotionnel préalable à la TCC
Faut-il impliquer la famille des enfants souffrant d’anxiété de séparation
dans la stratégie thérapeutique ?
Faut-il traiter l’anxiété de séparation spécifiquement ou adopter une stratégie générique pour l’ensemble des troubles anxieux ?
Les perspectives des neurosciences
L’adolescence, une étape clé pour se libérer d’une angoisse de séparation non résolue avant qu’elle n’évolue vers d’autres troubles à l’âge adulte ?
Une sensibilisation parentale au sujet de l’anxiété de séparation

Annexes
Annexe 1: Critères diagnostics de l’anxiété de séparation, DSM-5
Annexe 2: Questionnaire de mesure de sévérité du trouble de l’anxiété de séparation

Références bibliographiques

Remerciements

Prendre RDV avec moi (en cabinet ou via skype) : Contact et Tarifs

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