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Sophro-analyse

Derrière la criminalité, des leçons spirituelles de non jugement, d’amour, de culpabilité : enseignements d’un film d’été !

18 Août 2015

L’été nous avons la chance qu’à la télé passent quelques bons films. J’ai été particulièrement touchée hier par la portée psychique et spirituelle du film « Bons baisers de Bruges », de Martin Mac Donagh. Au début je me suis demandé s’il y avait un intérêt à regarder un film violent parlant de tueurs à gages, et puis je me suis progressivement laissée emportée par la dimension psychologique des personnages, dans un crescendo extraordinaire. Pour le synopsis du film, RDV sur Wiki … https://fr.wikipedia.org/wiki/Bons_baisers_de_Bruges

Quelle dimension spirituelle me direz-vous, chez des personnes qui tuent autrui pour de l’argent ? On pourrait croire à première vue à un non respect de la vie, du simple banditisme de personnes très peu éclairées. Puis on apprend que l’un d’eux, le plus jeune, ne se remet pas d‘avoir accidentellement tué un enfant lors d’une de ses missions, et cherche à se suicider pour se libérer de la culpabilité qu’il porte. Son ami tireur à gage est alors employé pour le liquider, le patron considérant qu’il s’agit d’une question d’honneur, l’erreur lui semblant impardonnable.

Mais au moment d’appuyer sur la gâchette, il voit son ami s’apprêtant à se suicider dans un parc pour enfants, et décide de ne pas le tuer. Il lui permet de s’enfuir, pour lui donner une chance de sauver des enfants, car il ne fera pas revenir celui qu’il a tué. Il sait alors qu’il met sa propre vie en danger. Et effectivement, le commanditaire revient pour faire le travail lui-même, tue le « vieux » qui a refusé de tuer son ami. Puis, en assassinant le jeune fautif, il tue lui même, par erreur, non pas un enfant se trouvant malencontreusement derrière sa cible, mais un nain. Il décide alors de s’appliquer à lui-même sa valeur d’honneur, et met fin à ses jours.

Ce film nous illustre au fond des principes spirituels très profonds. Le non jugement : Le jeune tueur à gage, dit le môme, tombe amoureux d’une jeune femme dealer, qu’il ne juge pas. Il trouve la beauté de cette personne derrière les apparences trompeuses. Et avant de mourir, il donne la totalité de son argent à une femme enceinte, pour son bébé. Il ne se remet jamais d’avoir tué un enfant. Au fond, son cœur reste toujours ouvert pour de bonnes actions. Il a également une grande ouverture de cœur, vis à vis de la personne de petite taille du film. S’agit-il d’une mauvaise personne ?

bruges 2Chez son ami, le « vieux », c’est l’amitié, ce type de relation où l’on donnerait sa vie pour celle de l’autre, forme d’amour inconditionnel. En sacrifiant sa vie pour donner une chance à son jeune ami de revenir vers de bonnes actions réparatrices, peut-on considérer qu’il s’agit d’une mauvaise personne ? Il a dans le film une profondeur et une culture importante.

Et même le commanditaire, qui n’hésite pas s’appliquer à lui-même le châtiment selon ses principes d’honneur, et a voulu offrir à celui qu’il s’apprêtait à éliminer un séjour dans une des plus belles villes du monde, il avait au moins cela de bon en lui.

Enfin, au niveau psychologique, les actions des personnages sont dominées par des sentiments de culpabilité. Se punir d’une culpabilité que l’on porte, est-ce un signe du mal ?

La spiritualité nous apprend à regarder derrière les apparences trompeuses, à trouver les qualités en toute personne, derrière les défauts évidents, à chercher l’amour caché et l’enseignement divin derrière chaque événement, chaque expérience de vie, y compris les plus traumatisantes. Et enfin, à cesser la pensée dualiste qui sépare le bien du mal, car on voit qu’en le « pire » des criminels les deux sont intriqués dans une grande complexité. Et cette culpabilité, moteur psychologique de tant de vies souffrantes !

Bien sûr, nous recevons rarement des criminels en consultation. La culpabilité et la dévalorisation qui les anime est trop forte pour franchir la porte. Quels que soient le type de culpabilité, ou la raison pour laquelle une personne se trouve dans une dévalorisation profonde, j’aime accompagner mes clients à trouver, sans aucun jugement, le petit grain de sable, l’événement, qui fait basculer nos vies, parfois en un instant, de l’un à l’autre, et à suivre le chemin que nous choisissons, mais de façon éclairée, la fermeture, ou l’ouverture de cœur.

Épanouissez votre sexualité grâce à la sophro-analyse !

01 Juil 2015

sexualitéLe retour, il y a quelques semaines, du couple de pigeon qui niche chaque année dans mon jardin a inspiré cet article. Sachez que les pigeons, comme d’autres oiseaux, créent des couples pour la vie. Une telle fidélité sans questionnement donnera envie à certains ! A cette époque pré-estivale, mes pigeons sont affairés autour de leur fonction de reproduction et se font aussi beaucoup de câlins !

Pour nous humains, les choses sont un peu plus complexes, moins « naturelles ». L’été approche, le soleil, le repos, ont un effet bénéfique immédiat sur notre baromètre de l’humeur. Et si on en profitait pour rendre cet été plus coquin ? Pour ceux qui suivent un accompagnement thérapeutique, n’hésitez pas à demander des séances pour renforcer votre couple, revisiter votre sexualité. Et pour ceux qui ne font pas de travail sur eux-mêmes, pourquoi ne pas débuter par ce sujet léger et joyeux, l’amour partagé, la sensualité retrouvée ? C’est une excellente façon de débuter un travail de développement personnel par la sophro-analyse… tout aussi ancré dans la matière (l’amour dans son expression physique) que spirituel (l’amour inconditionnel, celui des âmes, le grand !).

L’amour et la sexualité sont importants dans nos vies. Au final, on remarque que les questions d’épanouissement de la vie affective sont en arrière plan – si ce n’est au premier plan- de tout travail de développement personnel !

Alors en sophro-analyse, quel type de difficulté sexuelle pouvons-nous rencontrer et d’où viennent ces difficultés ?

Une partie de nos conditionnements sexuels futurs proviennent bien entendu de notre éducation. Le sujet de la sexualité était-il tabou à la maison lorsque nous étions enfants ? Ou au contraire, nos parents, du même sexe la plupart du temps, ont-ils su accompagner nos premiers développements à la puberté ? Le faisaient-ils sans gène ? Avons-nous vu nos parents « s’aimer » ? S’embrassaient-ils, avaient-ils des gestes de tendresse manifeste l’un pour l’autre ? Sommes-nous convaincus de leur amour ? Nos parents ont-ils respecté notre intimité dès le plus jeune âge, ou ont-ils continué à avoir un caractère « intrusif » de notre sphère intime ? Avons-nous des souvenirs que notre pudeur n’a pas été respectée ? Avons-nous ressenti le droit d’explorer en secret nos premiers ressentis sexuels ?

Ces premiers éléments donnent la tonalité de notre sexualité future, et de notre rapport avec notre corps et la nudité.

Mais la sophro-analyse permet d’aller plus loin, apportant des solutions concrètes aux personnes souffrant de :

  • Dépendance sexuelle plus ou moins marquée (compulsion à faire l’amour, souvent avec de multiples partenaires)
  • Absence de sexualité
  • Absence de désir
  • Anorgasmie (pour un homme) ou « frigidité » (terme plus employé par les femmes)
  • Troubles de l’éjaculation pour l’homme
  • Troubles touchant aux organes sexuels pour la femme (mycoses, règles hémorragiques, aménorrhée, syndrome pré-menstruel, grossesses « non désirées », stérilité non organique, douleurs lors des rapports sexuels, vaginisme…)
  • Infections urinaires dites post-coïtales (survenant après les rapports sexuels)
  • ….

La liste des troubles qui limitent l’épanouissement de notre vie sexuelle est longue… Mais sont une chance en un sens, car il s’agit d’une forme de dialogue de notre corps : notre corps nous parle de nos troubles inconscients ! Et dans ce cas, ils nous donnent de bonnes indications des perturbations qui en sont à l’origine.

Comment la sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance nous donne-t-elle de nouvelles clés d’épanouissement ?

Les difficultés passagères ou mineures nous amènent souvent à visiter comment notre enfant intérieur a vécu ses relations à la personne du sexe opposé, et les croyances qui nous ont été transmises lors de notre éducation et notre éveil à la sexualité. Dans les cas de perturbations sexuelles majeures, on retrouve souvent des origines d’abus sexuels. Ce qui ne me paraît surprenant, car il faut bien que les nombreuses personnes ayant subit des abus sexuels avant 18 ans soient quelque part (1/3 des femmes et 1/5 des hommes selon des statistiques européennes) !

Dans ce cas, la sophro-analyse offre à la fois un cadre de bienveillance, de douceur, de patience, d’absence totale de jugement, et surtout, de sécurisation de l’enfant intérieur, afin de lui permettre de se libérer de ses blessures profondes : la honte, la culpabilité, la rage, la peur, l’incompréhension, parfois l’impression de plaisir. En séance, nous expliquerons à notre enfant intérieur son innocence, nous lui permettrons de comprendre la situation, et surtout d’exprimer son immense colère. L’énergie psychique « figée » dans le traumatisme sera ensuite libérée lors d’un rituel proposé au client pour l’interséance. La partie du Moi fragmentée sera réassociée au psychisme. En sophro-analyse, la libération des traumatismes refoulés se base sur des travaux de Sandor Ferenczi, psychanalyste, enrichis d’une approche spécifique mise au point par le Dr Christine Louveau. Cette approche permet de sécuriser l’enfant intérieur, qui a cruellement manqué de protection parentale au moment du trauma, et de mettre la scène à distance, afin de ne pas participer à une retraumatisation du client. Lorsque la personne maltraitante est proche, nous irons également en rechercher l’origine dans l’histoire familiale, pour en identifier les répétitions, et se libérer de ces schémas reproductifs inconscients. Ces informations nous donnent en outre accès au sens de ce vécu traumatique dans notre propre évolution.

Mais la majorité des troubles ne découlent pas d’abus, et à nouveau la sophro-analyse a permis d’identifier des origines tout aussi surprenantes qu’originales, qu’à mon avis, aucune autre approche de psychothérapie ne permet d’analyser.

La sophro-analyse apporte des éclairages complémentaires, comme cette personne qui n’arrivait jamais à trouver le partenaire « idéal », et outre d’autres difficultés liées au contexte familial, recherchait inconsciemment le jumeau perdu en tout début de grossesse (du sexe opposé), premier grand amour idéalisé de sa vie, et dont aucun prétendant n’arrivait jamais à la hauteur ! Ou telle femme dont les infections urinaires à répétition manifestaient une immense colère intérieure vis-à-vis des personnes du sexe masculin, et tout au moins le non désir profond de la relation actuelle avec son compagnon. Ou encore telle personne qui, après la naissance, a dû subir un nettoyage de peau un peu brutal (pour enlever le vernix), ce qui a exclu toute possibilité ultérieure de caresse. Ou encore ce bébé violemment extrait du ventre de sa mère par un geste déplacé du chirurgien obstétricien, subit comme une première intrusion de la sphère génitale, créant un traumatisme très précoce que la personne n’a plus jamais risqué de reproduire dans sa vie. Dans un autre cas, le bébé avait eu l’impression d’avoir « blessé sa mère » à l’accouchement, imprimant une culpabilité inconsciente, qui l’empêchera de vivre une sexualité épanouie… Une autre cliente a retrouvé en quoi des jeux sexuels acceptés contre son plein gré à un âge pré-pubère étaient à l’origine du rejet de sexualité qu’elle vivait vis à vis de son mari, qu’elle aimait par ailleurs très tendrement. Les exemples sont aussi nombreux que surprenants ! Mais lorsque nous les mettons à jour lors d’une séance, ils ont un potentiel libérateur énorme ! Tout d’un coup, tout fait sens pour le client, tout s’éclaire, comme une évidence ! Et sa vie se transforme alors petit à petit, et souvent de façon radicale après des séances de libération des traumatismes majeurs.

Bien entendu, nous n’avons pas tous connu d’épisodes si dramatiques dans notre enfance. Mais en termes de sexualité, j’ai remarqué que le simple fait d’en parler à une tierce personne de confiance avait déjà un pouvoir très libérateur. De même que le fait de lire un article sur le sujet (les magazines ont bien compris nos préoccupations de l’été !) ou de regarder un couple s’enlacer sur la plage, voire d’entendre les ébats des voisins de chambre d’hôtel. En attendant ces stimuli émoustillants, si vous souhaitez relancer votre libido pour bien profiter des moments de repos estivaux, n’hésitez pas à m’en parler !

Comment dépasser vos peurs ?

01 Déc 2014

21781728_s article dépasser ses peursLa sophro-analyse nous permet d’identifier nos peurs récurrentes, puis de les affronter et de les dépasser. Mais une fois sortis du cabinet, comment faire pour poursuivre le travail engagé, sur l’ensemble de nos peurs ?

Je vous propose aujourd’hui un exercice qui consiste à identifier, puis à ignorer, vos peurs.

Comment identifier les peurs qui nuisent à notre développement ? Elles sont souvent profondément ancrées, silencieuses, et ont la fâcheuse manie d’agir dans l’ombre. Comme des petits saboteurs malins.

Cet exercice s’apparente à ce qu’on appelle en psychologie la mise en place de l’observateur avisé. Cet observateur est vraiment très utile lorsqu’une personne cherche à changer de comportement, pour se diriger vers le mieux être. Imaginez qu’il s’agit d’un double vous, qui observe vos faits, gestes et pensées, tout au long de la journée, mais de façon bienveillante. En gros il prend du recul pour vous en vous passant au crible de son analyse positive.

Vous appelez consciemment ce petit observateur, et vous lui demandez de repérer vos peurs. Par exemple, nos peurs et nos doutes sont ces petites phrases intérieures qui commencent par « Si tu fais ça alors… », « Oui mais tu risques de … », « Et si ça se passait mal ? ». Enfin, vous voyez de quoi je veux parler ! Une des peurs fondamentales est au fond celle d’être rejeté par nos semblables, d’être considéré comme différent, ne faisant pas partie du « groupe ». Mais rappelons nous que notre enjeu profond est bien celui d’être nous même, et non ce que nous pensons que la société attend de nous pour nous y conformer, n’est ce pas ?

La caractéristique d’une peur est qu’elle se positionne dans le futur, elle décrit une possible conséquence négative d’un acte. Sauf que voilà, qui connaît le futur ? Qu’en savez-vous au fond ?

Une fois que vous avez identifié une peur, vous l’attrapez, et vous la regardez bien en face. Il est fort fréquent que celle-ci disparaisse, perde de sa consistance, rien que par le simple fait d’avoir été mise à jour et regardée de face. La deuxième étape, si la peur résiste, est d’entrer dans un deuxième type d’analyse constructive. Si je bloque mon action, en écoutant cette peur, quelles seront les conséquences ? Qu’est ce que je vais rater ? Au contraire, si j’ ignore cette peur, et que je passe à l’action quand même, qu’est ce qui peut m’arriver au pire ? Et si vraiment ça arrive, qu’est ce qui arrivera ensuite ? Et même si cela arrivait, alors quoi ?.. Jouez vraiment au jeu de ce questionnement, sincèrement, jusqu’au bout…

Si malgré cet exercice, vous décidez d’écouter cette peur, où est-ce que cela vous mènera ? Exactement là où vous êtes en ce moment même n’est ce pas ? Si c’est ce qui vous motive, très bien, mais n’y aurait-il pas une autre option un peu plus excitante, qui exige la prise d’un risque potentiel et non démontré ?

J’ai constaté que la base de tout changement profond consistait à dépasser ses peurs. J’ai même souvent eu l’impression que certains développements exigeaient de moi que je me jette dans le vide sans parachute, avec la certitude qu’un drap se déploierait par magie pour amortir ma réception. Et vous savez quoi ? Je ne me suis jamais fait mal en faisant cela ! Mais quels sauts énormes vers la liberté et le développement de soi !

N’hésitez pas à partager vos expériences avec nous… de quelle peur avez-vous triomphé aujourd’hui ? Qu’avez-vous réussi à faire en dépassant vos peurs ? Comment vous êtes vous senti après ?

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