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Accrocs au sucre ? Comprendre ce besoin et s’en libérer…

30 Mai 2018

Ah le sucre, cette addiction des temps modernes !

sucre

A l’occasion de la parution de l’ouvrage de Bernard Pellegrin, « Sucre – enquête sur l’autre poudre », je me souviens d’une conférence de Lise Bourbeau « Comment s’aimer sans avoir besoin du sucre ». Cette conférencière canadienne avait tiré la sonnette d’alarme depuis déjà bien longtemps.

Pour écouter l’émission de Bernard Pellegrin, cliquez sur le lien.

sucre

Nous savons qu’au niveau des neuromédiateurs, ces substances chimiques qui régulent les échanges au niveau du cerveau, les mécanismes de récompense du plaisir par le sucre sont les mêmes que les mécanismes du plaisir par la cocaïne ou l’héroïne.

La surconsommation de sucre induit le diabète, l’obésité, et aussi probablement le cancer. Mais voyons aujourd’hui ce qu’il représente au niveau du psychisme.

Lise BourbeauL’article ci-après résume les propos de Lise Bourbeau à ce sujet (venant de notes que j’avais prises en écoutant sa conférence).

Je n’ai pas vérifié toutes les informations, considérant cette femme comme une personne sérieuse, intelligente, qui nous dit des choses pas toujours dans l’air du temps, mais si utiles !

Je me contente de retranscrire des éléments importants de sa conférence, car je l’ai trouvée très intéressante…

Et je pense que beaucoup de personnes se sentiront concernées !

Où nous situons nous par rapport au sucre ?

D’après les statistiques, en 1975, 150 billions de livres de sucre étaient produits dans le monde par an. Le sucre est devenu une des plus grandes industries au monde.

Cette évolution est récente. Il y a 400 ans, le sucre était considéré comme un médicament. On le prescrivait avec restriction et beaucoup de soin car il était considéré comme dangereux !

Seulement les personnes aisées pouvaient se l’offrir. On avait remarqué qu’il avait un effet très énergisant quand les gens en mangeaient. Par contre, nous avions remarqué que les personnes qui en mangeaient étaient plus malades.

Les maladies mentales ont augmenté en même temps que la consommation de sucre (il y a 200 ans). Mais on pensait que la maladie mentale était due à la masturbation !

Notons qu’au niveau historique, le café, lui aussi stimulant, est apparu en même temps.

Il fallut attendre 1900.  Freud, lui-même  dépendant du sucre et de la cocaïne , nous apprend que la masturbation ne produit pas de maladie mentale.

Le lien entre sucre et psychose

Aujourd’hui les médecins disent que 70% des psychoses sont des personnes hypoglycémiques ou allergiques à la nourriture (donnée de Lise Bourbeau, je n’ai pas la référence). Le sucre serait responsable de plus de maux en constante progression : cancer, diabète, allergies, asthme, caries dentaires, hémorroïdes…

92 % des schizophrènes sont allergiques. Nous faisons alors le lien entre le sucre et les maladies mentales.

Au niveau industriel, on se mit à raffiner de plus en plus d’aliments. Mais au final, il n’y a plus rien dedans !

Par exemple : le jus de canne à sucre, ou de betterave est de plus en plus raffiné => sucre brun => sucre blanc

N’oublions pas que, chose bien connue des naturopathes, plus un aliment est raffiné,  plus il devient potentiellement  nocif pour le corps.

L’addiction alcoolique est proche de l’addiction au sucre

L’alcool est du sucre fermenté dans un bac, lors d’un processus artisanal ou industriel. Mais autrement il faut savoir que le sucre fermente dans l’estomac !

L’alcoolique est aussi dépendant du sucre, mais les effets sont plus rapides qu’avec le sucre.

Quand un alcoolique arrête de boire, il peut se mettre à prendre beaucoup de sucre. Dans ce cas, il a simplement changé de dépendance.

On remarque ceci lors des réunions regroupant d’anciens alcooliques : ceux-ci ont tendance à beaucoup sucrer leur café.

Nous sommes des dépendants au sucre. Il y en a partout, même dans les cigarettes, le dentifrice, les médicaments, les sauces, 80% des produits agroalimentaires transformés. Même le parfum est devenu beaucoup plus sucré qu’avant.

Il est utile de se demander ce que nous mangeons de vraiment naturel aujourd’hui…

D’où vient la dépendance au sucre ?

sucreDès nourrisson on nous donne des choses sucrées. Le lait maternel a globalement la saveur sucrée.
Puis on donne aux enfants beaucoup d’aliments sucrés.

Lise Bourbeau, femme spirituelle, ajoute ceci : Pour les enfants d’aujourd’hui, cet excès de sucré n’est pas bon car c’est contradictoire avec l’ère du verseau. Beaucoup d’enfants deviennent schizophrènes car les réactions sont plus fortes chez eux!

Quand on évolue le corps n’en veut plus !

A titre personnel, je ne peux confirmer ce type de donnée. Je peux simplement témoigner du fait que plus je deviens consciente, plus je dois faire attention à la nourriture que j’apporte à mon corps. La diminution, voire suppression des sucres raffinés, et de l’alcool, m’ont permis de libérer beaucoup d’énergie, et de me sentir bien mieux.

Les effets du sucre sur le corps physique

Le glucose donne l’énergie pour toutes les activités mentales, émotionnelles, physiques, et nerveuses du corps. Son taux est stable dans le sang : 1g/L de sang. Il est stabilisé par le pancréas, qui libère de l’insuline pour maintenir ce taux. En cas de surplus, celui-ci sera automatiquement stocké par le foie, le muscle et les tissus gras. Une autre hormone, l’adrénaline, donne le signal au foie pour relâcher le glucose dans le sang.

Le corps a besoin de ce composé. Mais notre corps est fait pour aller chercher le sucre dans les fruits, le blé, les hydrates de carbone, pas dans de la confiture ou les boissons sucrées qui donnent un apport massif !

S’il répond bien à un besoin rapide d’énergie, il faut savoir que le glucose est une molécule difficile à digérer, car sollicitant particulièrement le pancréas. Après l’effet «boost », on remarquera souvent un coup de barre compensateur.

Le cerveau est alimenté uniquement par du glucose. Il ne peut pas faire de stockage ou de réserve.

Le pancréas se fatigue de fabriquer de l’insuline. Parfois il continue à synthétiser trop d’insuline, et du coup le corps n’a pas assez de sucre. Les glandes surrénales compensent alors pour faire remonter le taux de glucose dans le sang. On est tenté d’absorber plus de sucre. Les glandes sont sur sollicitées, y compris le foie.

Lorsque le taux de sucre dans le sang est insuffisant, on parle d’hypoglycémie. Ceci provoque diverses sensations désagréables comme la bouche sèche ou en feu, les bourdonnements d’oreilles, la sensibilité au bruit, les accès de colère, la mauvais haleine, la transpiration odorante, des nausées…

Le lien avec les problèmes émotionnels et mentaux

Pour cette auteure, plus on dépend du sucre plus on dépend des autres pour notre bonheur.

Les personnes dépendantes du sucre aiment beaucoup diriger et dire aux autres quoi faire (mère poule), mais c’est une façon d’avoir le contrôle, car en retour ils vont faire ce qu’on veut !

On abuse aussi des glandes surrénales par la peur (car le corps fournit de l’adrénaline). L’adrénaline fait disparaître temporairement la fatigue, la peur…

Le sucre donne une illusion qu’on est moins fatigué, moins anxieux, on est juste endormi par l’effet du sucre.

En mangeant trop de sucre on fatigue le pancréas mais aussi le foie, organe de la colère. Plus on mange de sucre, plus on a besoin d’aller chercher l’amour ailleurs parce qu’on ne s’aime pas assez nous-mêmes.

C’est similaire à la dépendance à l’alcool mais en plus lent. Cela commence très tôt dans l’enfance car on nous donne du sucre dès notre plus jeune âge.

Il est important d’avoir un but dans la vie, de travailler, pour stabiliser les surrénales. Important de gagner sa vie en aimant ce qu’on fait. Lorsque l’on se sent sentir valorisé, les glandes vont travailler de façon plus harmonieuse, l’adrénaline va stabiliser le taux de sucre. En ayant moins d’attentes, en se stabilisant à ce niveau, on s’aide.

Les glandes surrénales sont reliées aux peurs, et on a été élevés dans les peurs. Peur des parents, peur de désobéir, du curé, de la noirceur, de l’enfer, peur de tout ce qui s’appelle autorité. Quand on mange du sucre ça nous donne une illusion de ne pas avoir peur.

On gagne la bataille quand on stabilise le sucre dans le corps en arrêtant d’avoir peur !

D’accord, ceci est facile à comprendre, mais pas facile à faire ! Lise Bourbeau nous invite dans un premier temps à prendre conscience de toutes ces peurs, de les conscientiser.

Quoi faire pour se libérer de la dépendance au sucre ?

Alors, que conseille-t-elle pour se libérer de cette emprise du sucre ?

Tout d’abord il est important de prendre conscience de cette dépendance.

Elle conseille de ne pas se sevrer trop vite car ce sevrage ferait plus de dommages qu’autre choses.

Vous l’aurez bien compris, on en revient au système amour-peur.

Si on veut combattre les peurs, il faut renforcer tout ce qui va dans le sens de l’amour.

Personnellement je conseille de commencer par l’amour de soi. Car c’est le seul que nous puissions directement influencer n’est ce pas ?

Mais ce n’est pas le plus facile, de loin, nous préférons rechercher l’amour à l’extérieur.

On peut prendre l’habitude de se faire des compliments tous les jours – trouver les belles choses qu’on a bien fait, en plus d’apprendre à s’aimer.

Etre plus conscient de nos besoins est aussi une étape clé. Cette conscience nous mène à plus nous respecter.

Comment savoir si on est allergique au sucre ?

D’après Lise Bourbeau, lorsqu’on devient « allergique » au sucre (selon moi il faudrait plutôt parler de signal de devoir diminuer l’apport en sucre), le cerveau ne peut plus en prendre et des maladies surviennent.

Lise BourbeauRappelons que cet auteur a beaucoup travaillé sur le lien entre le corps et l’esprit, dans l’optique du bien être physique, psychique  et émotionnel. Lire par exemple sa série d’ouvrages « Ecoute ton corps ». C’est une très bonne idée ! Dans nos sociétés évoluées, nous avons tellement pris l’habitude de n’écouter que notre tête, ce qui est une très grosse erreur, car, lorsqu’on sait les décrypter, le corps nous donne aussi beaucoup d’indications sur ce qui ne va pas, sur ce qui a besoin d’être rééquilibré.

Je sais que cet ouvrage a fait l’objet de critiques par les autorités françaises, car parfois cet auteure est un peu extrémiste. Nombre d’auteurs à large succès finissent par prendre trop à cœur la diffusion de leurs idées, et peuvent par moments adopter des positions trop radicales.

Au cas où ce soit utile, rappelons que le fait d’écouter son corps ne nous dispense pas de rester au contact de notre discernement mental !

Voici un petit protocole qu’elle propose :

Manger deux choses sucrées à 8h du mat, puis rien d’autre pendant 8 heures. Ecrire ce qui se passe. S’il y a beaucoup de réactions, un gros stress, le corps nous indique qu’il y a allergie au sucre. D’autres allergies sont bien sûr possibles. Souvent quand on est allergique, on a grand besoin de cette chose. Le corps n’en veut plus, mais on a le goût d’aller le chercher. On peut faire le test avec d’autres allergènes alimentaires.

Les fruits doivent être mangés seuls, ½ heure au moins avant le reste, si possible le matin. Lorsqu’on les mange pendant le repas, ça devient acide. Il faut ½ heure pour qu’ils ne soient plus dans l’estomac. Pour en tirer le meilleur profit, mieux vaut consommer les fruits séparément des repas, afin qu’ils ne soient pas mélangés avec les autres aliments.

Notons que l’on peut trouver d’autres sources d’hydrates de carbone avec vitamine B : blé, légumineuses, noix, fibres, eau, qui constituent pour cette auteure une base saine d’alimentation.

Voici la suite de ses conseils :
– Diminuer de plus en plus les produits sucrés.
– Eviter la viande le plus possible. Eviter le sel aussi, car donne le goût de manger du sucre (féminin pour compenser le masculin).
– Pas de dessert à la fin des repas, manger des fruits avant les repas ! Le sucre fermente, et devient acide dans le tube digestif, ce qui occasionne ballonnements, gaz.
– Bien mastiquer, pour éviter les gaz aussi.
– Faire des exercices physiques. Si on fait des efforts intellectuels ou physiques, c’est normal d’avoir besoin d’hydrates de carbone ! Mais aller les chercher dans des produits naturels !
– Manger uniquement des fruits le matin (temps d’élimination).

Besoin d’aller plus loin ?

J’espère que cet article vous aura intéressés.

Si vous vous êtes reconnus dans certaines lignes, c’est déjà une première prise de conscience, parfois la plus difficile !

Il reste ensuite que toute dépendance est difficile à soigner. Je ne cache pas qu’il s’agit, à mon avis, d’un des problèmes qui nécessite le plus de soutien, avec un travail profond sur soi, nos manques, nos besoins insatisfaits, nos peurs, que le manque d’amour et de sécurité renforcent.

Je reste à votre écoute, en tant que thérapeute, si vous avez besoin d’une aide.

Aussi, n’hésitez pas à laisser un commentaire après l’article, pour partager vos expériences à ce sujet!

Dépendances : tous accrocs ?

31 Août 2016

53926644 - man in unhealthy addiction lifestyle, alcoholism, nicotine addiction, game and food addiction. illustration in vintage style.

Dans le but d’aider mes clients à y voir plus clair, et aussi, ne nous le cachons pas, en tant que parent, je me suis souvent interrogée sur la façon de mesurer les dépendances.

J’ai déjà écrit un article et proposé une vidéo sur la dépendance à l’alcool. Pour cette problématique spécifique, je vous renvoie à cet article. Je signale également un nouveau site dont j’ai pris connaissance récemment : www.alcoolmoinscmieux.fr

J’ai également eu connaissance de la commercialisation d’un nouveau médicament, le Celincro, qui a reçu une autorisation de mise sur le marché pour la réduction de consommation d’alcool pour les personnes dépendantes. Seuls les médecins sont habilités à délivrer ce médicament.

Mais en dehors de l’alcool, comment savoir si mon adolescent passe trop de temps sur internet, sur facebook ? A quel moment doit-on s’inquiéter de la consommation de cannabis ? Pour les adultes, comment évaluer la dépendance aux médicaments, aux achats (dits achats compulsifs), aux relations sexuelles, à l’autre, au sport, au travail ?

Suis-je dépendant ?

On parle de dépendance, ou d’addiction, lorsque la volonté de la personne ne lui suffit pas à interrompre un comportement qui nuit à son équilibre de vie ou à sa santé. Nous connaissons traditionnellement les dépendances aux substances (alcool, tabac, cannabis, médicaments, tabac…), mais il existe aussi des formes de dépendance comportementale (achats compulsifs, jeux d’argent, fréquentation d’internet, comportements sexuels, compulsions alimentaires, sport excessif, tendance à travailler tout le temps…).

Un site web entièrement consacré aux dépendances, à toutes les dépendances.. ou presque !

Pour y voir plus clair, j’ai enfin trouvé une ressource intéressante, vraie mine d’informations : un site web qui traite de toutes les addictions. Ce site a vu le jour en avril dernier.

www.addictaide.fr

 

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Sur ce site, qui s’adresse aussi bien aux professionnels du secteur qu’aux patients et à leur famille, vous trouvez des questionnaires d’auto-évaluation de la dépendance, des articles, un outil de localisation des intervenants et lieux de soin proches de chez vous, les numéros de différents services d’aide téléphonique.

Bien sûr avec autant d’informations, le site est assez touffu, et nécessite de consacrer un peu de temps pour trouver les bonnes réponses.

Par exemple, les outils d’évaluation des addictions se trouvent sous l’onglet ressources, « outils ».

Pour accéder directement à la liste complète des outils d’évaluation, voici le lien : http://test-addicto.fr/liste_tests.html

Enfin, il devient possible de faire le point, de façon indépendante, sur notre comportement par rapport à l’utilisation de Facebook (sommes-nous accrocs ? ), aux benzodiazépines, au travail (et oui, le travail est aussi une addiction, elle a même un nom, la workaholism ! ), aux pratiques sportives

On peut trouver des informations sur les recherches en cours au sujet de ces différentes dépendances. Ainsi, une étude très intéressante a récemment été publiée par une équipe INSERM. Menée par Philippe Gorwood, l’étude suggère que l’anorexie mentale ne serait pas expliquée par une peur de prendre du poids, mais par le plaisir d’en perdre… et cela serait génétiquement influencé. Ceci donne une façon nouvelle d’envisager l’aide aux personnes atteintes de troubles alimentaires, l’anorexie pouvant de ce fait s’apparenter à une addiction… à la maigreur, à la perte de poids.

Lien vers le résumé de l’article : http://presse.inserm.fr/lanorexie-plaisir-de-maigrir-plutot-que-peur-de-grossir/24166/

Quid de la dépendance affective ?

Le seul type d’addiction qui manque à mon avis, ce sont les dépendances affectives. Pas d’outil de mesure. Ce sujet est très complexe, et nécessiterait sans doute un site à part entière. D’ailleurs il en existe plusieurs…

Citons simplement un livre récemment publié par Véronique Berger, aux éditions Eyrolles « Les dépendances affectives ». Selon cet auteur, les dépendances affectives prennent place dès le berceau. Elle met l’accent sur la présence fondamentale des parents autour du bébé. Ce livre met également à jour les origines familiales et généalogiques des dépendances affectives, qui peuvent prendre racine dans l’accaparement de l’enfant par le parent, son emprise, le désamour, la violence et les abus, les traumatismes transmis de génération en génération.

… et de ce fléau de notre société, le sucre ?

40324153 - sugar addiction concept as a human head made of white granulated refined sweet cubes as a health care symbol for being addicted to sweeteners and the medical issues pertaining to processed food.

Ah oui, je n’ai rien trouvé non plus sur l’addiction au sucre. Merci de me contacter si vous souhaitez que j’écrive un article à ce sujet. En effet, le sucre est une molécule fortement addictogène, pouvant prendre source dans une sorte de compensation face à des peurs et des anxiétés profondes et diffuses.

 

Le vide, l’anxiété, la dépression…

Dans ma pratique, j’ai constaté que bien souvent, la personne dépendante fait face à un vide terrifiant, difficile à représenter, puis à combler, et générant une forte anxiété. Ces addictions surviennent régulièrement sur un fond dépressif.

Comment faire face à ces dépendances ?

Tout d’abord, la prise de conscience puis la démarche d’évaluation du trouble sont essentiels.

Je dirais que face à ces troubles qui sont fréquemment niés ou minimisés par la personne concernée, cette première étape d’évaluation lucide de la situation est une première victoire.

Vient ensuite la recherche d’aide. Une très forte motivation est déterminante pour effectuer le travail nécessaire à la sortie de l’état de dépendance, car certes elle devient problématique dans la vie de tous les jours, mais surtout, le comportement addictif génère du plaisir, et masque le désarroi profond sous-jacent, qui peut être difficile à surmonter. Le plaisir éprouvé devra être remplacé par un mieux être général. Persévérance et motivation sont donc deux alliés indispensables !

Les conseils de Mooji (enseignant spirituel) pour sortir de l’addiction

addictions

Mooji rappelle que nous pouvons être dépendants des substances, des gens, mais aussi des idéologies et du Moi. Cela ouvre le champ de cet article !

Le conseil qu’il donne à la personne qui lui demande comment sortir de son addiction (sans préciser laquelle) est le suivant :

Utiliser l’addiction pour trouver celui qui est dépendant. Rester avec cette question aussi longtemps et aussi souvent que vous le pouvez (en méditant, sans bouger). Trouver le « je » supérieur au simple « je » (celui qui est dépendant). Le vrai Soi se contente d’observer, il est plus large que le mental. On ne peut pas trouver la solution mentalement.

En d’autres termes, Mooji propose d’utiliser ce problème profond pour découvrir le vrai Soi. Il s’agit donc ici d’une réponse assez globale valable avec tous les problèmes rencontrés dans la vie !

Pour voir la vidéo, en anglais, cliquez sur ce lien : Overcoming addiction

 

psychothérapie

 

 

Voilà, pour faire le point, n’hésitez pas à me contacter…

Et si l’alcool masquait une dépression ou une anxiété profonde ?

01 Mai 2015

L’alcool est une substance psycho-active, qui bien souvent est utilisée pour masquer un mal être sous jacent. Et il peut arriver qu’on se contente de l’alcool pour combattre ses problèmes de dépression ou d’anxiété ou d’ennui dans la vie ou encore de sentiment de vide.

Il existe de nombreuses publications et rapports sur le lien entre le stress, l’anxiété, les troubles de l’humeur et la dépression et la consommation d’alcool. On appelle ça la co-morbidité. Mais pour moi, ce lien est principalement due au fait que l’alcool est une sorte d’anxiolytique, anti-dépresseurs, sociabilisant, désinhibant ! Il aide aussi à l’endormissement, mêle si ensuite il diminue la qualité du sommeil de la personne qui a trop bu !

Mais c’est une aide dangereuse, parce que l’alcool ne traite pas le fond du mal être, et même, il est plutôt anxiogène lorsqu’on n’est plus alcoolisé.

Statistiques européennes sur la consommation d’alcool

Quelque 55 millions d’Européens adultes – soit 15 % de la population adulte- ont une consommation d’alcool qui est au minimum dangereuse (consommation dite « à risque »). On définit la consommation d’alcool par unité de 10 g d’alcool consommé, ce qui correspond dans nos habitudes françaises à un verre d’alcool.

La consommation d’alcool à risque est une consommation régulière de 2 à 4 verres par jour, chez une femme, et de 4 à 6 verres par jour pour un homme. Au-delà on est dans des niveaux de consommation à problème. Ce qui concerne quand même 6% de la population adulte dans l’union européenne.

Mais il ne faut pas oublier la consommation dite de binge drinking, c’est-à-dire une consommation épisodique massive  qui peut être particulièrement dommageable à la santé y compris à court terme. Le binge drinking est défini comme la consommation d’au moins 60 g d’alcool au cours d’une seule occasion (plus de 6 verres donc).

Les rapports ne parlent pas souvent d’un autre type de consommation, disons plus « mondaine ». Il arrive que des adultes, souvent des hommes, consomment régulièrement plus de 6 verres d’alcool lors des occasions, comme un repas, en disant goûter plusieurs bouteilles de vin. Rappelons nous que l’œnologue crache l’alcool après en avoir goûté toutes les saveurs. Il ne boit donc pas beaucoup ! Ce type de consommation est une forme très classique de déni de consommation alcoolique, surtout dans les milieux sociaux favorisés.

Les critères qualitatifs de notre relation à l’alcool sont également à prendre en compte

Nous venons d’aborder les indicateurs quantitatifs de problème avec l’alcool, mais je pense que les indicateurs qualitatifs sont également importants. On peut savoir si on a un problème avec l’alcool lorsqu’on a du mal à s’en passer, même un jour par semaine, et qu’on y pense dans la journée. Un autre indicateur est d’être capable de boire seul, ce qui différencie de l’habitude dite « sociale ».

 

Voilà pour mes conseils, mais si vous avez un problème plus important, le mieux est de consulter un spécialiste ou d’en parler à votre médecin et/ou de trouver un bon thérapeute qui vous aidera à éliminer les causes sous jacentes de mal être !

Pour ma part, dans ma pratique de thérapeute, j’en parle ouvertement avec mes clients. Nous allons chercher l’origine des symptômes anxieux à la base de la consommation d’alcool, et la situation s’améliore d’elle-même en cours de thérapie.

Se renseigner et faire le point par soi même

Si vous voulez plus de données, j’ai trouvé sur internet un excellent rapport, issu d’un projet européen qui s’appelle Rapport PHEPA (projet européen sur l’alcoolisme) Primary Health Care European Project on Alcohol (PHEPA).

Et si vous voulez faire le point seul, le site alcool info service est très bien. Ce site met à disposition un outil simple, le test alcoolomètre, pour évaluer sa consommation et des conseils pour définir ses objectifs et suivre les changements.

La consommation d’alcool est associée à beaucoup de déni, si vous faites le test pour savoir où vous en êtes, c’est déjà une grande prise de conscience. Bravo !

 

Pour aller plus loin, des liens utiles :

Rapport d’une vaste étude européenne PHEPA (Primary Health Care European Project on Alcohol (PHEPA), publié par l’INPES (Institut National de la Prévention et d’Education pour la Santé   ). Télécharger ce rapport : Alcool et médecine générale Recommandations cliniques pour le repérage précoce et les interventions brèves.

Et si vous voulez faire le point seul, le site alcool info service est très bien. Test alcoolomètre pour évaluer sa consommation et des conseils pour définir ses objectifs et suivre les changements.

Un autre site utile : www.alcoolmoinscmieux.fr

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