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sophro-analyse

Mais comment faire pour aller mieux ? Quelle approche choisir ?

08 Mar 2017

Vous ressentez un mal être profond, et comme de nombreuses personnes, vous vous demandez quelle est la meilleure approche pour vous aider à aller mieux ?

Est-ce la psychothérapie, avec des dizaines d’approches différentes ? Mais alors laquelle ? Une approche physique sur le corps (acupuncture, ostéopathie, danse, sport, massage, tai chi, yoga etc…) ? Une approche par ce que vous ingérez (comme le disait Hippocrate bien avant notre ère « Que ton aliment soit ton premier médicament »), comme la diététique, la naturopathie, la phytothérapie ? Un changement radical dans votre vie pour vous éloigner de ce qui vous fait souffrir serait-il plus efficace ? Ou simplement, de la méditation, une approche spirituelle ? Vous êtes perdu ? Face à tout choix, il existe aussi la possibilité de ne rien choisir, de ne rien faire. Est-ce si grave ?

Prenons une situation de mal être, par exemple un mal être relationnel. Imaginons une personne qui n’arrive pas à établir des relations satisfaisantes aux autres, que ce soit dans la sphère familiale, professionnelle, amicale ou en couple. Cet exemple sera traité de façon très superficielle afin de ne pas alourdir le propos. Je m’excuse auprès des spécialistes de chaque discipline citée qui trouveront à juste titre mon explication simpliste. Aller au plus profond des raisonnements nécessite parfois une légèreté dans la forme.

La psychanalyse fera comprendre à la personne, à condition que son niveau intellectuel lui permette un certain niveau d’abstraction, et que ses revenus ne soient pas limités, que l’origine de ce problème vient de ses relations précoces avec sa mère. Il s’agit d’un problème d’attachement, d’un défaut de soin, qui va alors teinter toutes ses relations futures d’objet.

Cette explication est intellectuellement très satisfaisante. Au moins la personne sait pourquoi elle va mal. Mais change-t-elle pour autant ?

Deuxième niveau de compréhension, avec une recherche de sens en terme d’évolution, disons sur le plan spirituel. Ce sera l’approche de certains courants d’analyse spirituelle. Une fois que l’on trouve le problème relationnel à la mère, et la carence affective primaire, on cherchera à donner un sens à cette expérience de vie. Selon ce courant d’interprétation moderne, nous « choisissons » nos parents, afin que notre âme, ou notre conscience, puisse acquérir de nouvelles compétences, de nouvelles valeurs.

Qu’est ce qui peut bien nous mener à choisir une existence qui sera si difficile, avec des parents aussi « nuls », dans le sens où l’homme est un être social, et qu’une existence aux relations interpersonnelles insatisfaisantes sera particulièrement déplaisante ? On peut alors accéder à un autre niveau d’interprétation. Admettons qu’une conscience cherche à développer l’amour. Quelle sera la meilleure situation de vie pour y parvenir ? Arriver dans une famille dépourvue de soins aimants. Il faudra alors « inventer » ou créer l’amour à partir de zéro, sans modèle parental. Prenons un autre exemple de ce genre. Imaginons qu’une conscience cherche à développer la capacité de courage. Il lui faudra alors « choisir » d’être confronté, de son vivant, à des situations de peur jusqu’à ce qu’il trouve en lui la capacité de les affronter, ce qui signifie du courage.

A ce stade, la personne acquière un nouveau regard sur son mal être. L’avantage sera ici de passer à un autre niveau d’interprétation : celui où on a le sentiment d’avoir fait un choix. Cela lui redonne un sentiment de responsabilité et de libre arbitre sur sa vie, ce qui a l’avantage de lui permettre de  sortir du statut de « victime » de parents non aimants.

Et si aucune explication ne la convainc au final ?

Lassée de voir que toutes ces explications « rationnelles » ne changent pas sa vie, la personne pourra alors être tentée de se tourner vers l’hypnose (si elle accepte qu’on puisse changer d’attitude par une manipulation mentale, en tout cas c’est tentant après tous ces efforts !) ou les thérapies comportementales, qui nécessiteront un engagement plus conscient et actif dans son processus de guérison.

Et si ces approches ne suffisent toujours pas ?

Au final, à mon sens, le type d’explication importe peu, de même que la nature de l’aide apportée. Tout est une question de croyances dans la vie, et ce sont nos croyances qui dirigent notre vie. Ce qu’il faut est que la personne croie suffisamment en la thérapie choisie, avec une bonne alliance thérapeutique avec l’aidant, pour retrouver l’élan vital nécessaire pour réorienter sa vie dans un sens positif.

Mais il reste une interprétation plus profonde, qui sera de nature spirituelle. On pourra se dire que tout compte fait, toute cette recherche de sens, d’explications, est une recherche intellectuelle, guidée par un ego surpuissant, qui cherche au fond à tout contrôler. On sera soulagé de suivre des maîtres spirituels tels que Mooji, qui nous explique avec beaucoup de douceur et d’humour que cet ego qui tente toujours de contrôler notre vie n’est pas notre vrai Soi. Notre vraie nature n’a besoin d’aucun fait pour exister, en quelques mots notre être véritable échappe à toutes ces tergiversations de notre activité mentale dualiste et jugeante.

Si votre être profond, simple et joyeux, s’élève encore d’un cran, et retrouve sa joie et son humour naturel, vous en viendrez même à vous dire que finalement, vous avez vraiment eu de la chance d’avoir des parents non aimants ! Le bouddhisme place l’attachement à l’origine de toute souffrance. Vous avez ainsi la possibilité de transcender toute souffrance sans connaître l’existence austère d’un futur maître bouddhiste arraché à sa mère dans son plus jeune âge pour être formé par un maître ! L’avantage du travail sur l’ego, dans un relatif confort et une plus grande latitude de liberté !

Autre idée pour sortir de tout ce binz psychologique… Vous oubliez le passé, que jamais vous ne changerez, et cessez de vous projeter dans le futur, que jamais vous ne contrôlerez, pour vivre uniquement dans l’instant présent, le seul qui existe vraiment. Regardez cet instant sous toutes ses facettes positives. Et améliorez tout ce qui peut être facilement amélioré. Le reste n’est que vision inappropriée de l’esprit (lire Eckart Tolle, le pouvoir du moment présent).

Au final que disent la plupart des approches spirituelles de l’existence ? La nature profonde, le sens de l’existence, est de vivre une expérience d’amour. Une ou plusieurs facettes de cet amour. L’expérience d’amour, c’est aussi une acceptation profonde, sans dualité du type bien et mal, de toute expérience vécue. C’est avant tout l’amour de soi, inconditionnel, puis l’amour de l’autre. Cet amour nécessite un pardon, lui-même inconditionnel, de toutes les blessures reçues, que l’on s’inflige à soi même, car nous sommes nos pires bourreaux,  ou reçues par l’intermédiaire d’un tiers, parent ou autre personne. Le pardon c’est le détachement, c’est cesser de tout expliquer avec le filtre du passé, de désigner des coupables ou des responsables, avec une vision dualiste de bien et de mal. Tout est bien, tout est juste, dans la mesure où chaque douleur a son enseignement. Comme le disait Balzac « Chaque douleur a son enseignement, et j’ai souffert sur tant de points, que mon savoir est vaste ». Oui l’homme apprend souvent en traversant la douleur. C’est ainsi qu’il acquière avec l’âge ce que l’on appelle la sagesse.

Alors, qui est le plus sage au fond, qui est le plus évolué ? Celui qui a passé sa vie à essayer d’aller mieux, a consacré des heures et un certain budget à comprendre l’origine de ses blessures et à tenter de changer son ressenti de l’existence, ou celui qui n’a rien cherché à comprendre, qui a accepté la vie telle qu’elle se déroulait pour lui ? La personne psychopathe, ou handicapée mentale, qui par définition n’a pas accès à tout ce sens, a-t-elle une moindre occasion de faire évoluer sa conscience dans le sens de l’amour ?  Son expérience humaine est-elle moins valable que celle d’une personne qui aura consacré une partie de sa vie à aller mieux ?

Et si après toutes ces recherches, un grand savant parvenait à vous démontrer que toute cette douleur vient en fait tout simplement d’un problème de régulation hormonale, ou alors un dysfonctionnement neurologique incurable, stupidement biologique. Freud lui-même avait prédit que les scientifiques trouveraient des explications biologiques sous tendant les problèmes psychologiques. Quelle serait votre attitude alors ? Certainement pas réfléchir ! Vous seriez probablement amené à vous accepter tel que vous êtes et jouir de la vie au maximum (lire Osho). Ou alors reconsidérer votre vie et vous focaliser plus sur ce qui va bien, dans une approche de gratitude (si utile !).

L’idée sous jacente de cet article n’est pas que le travail sur soi ne sert à rien (ce serait un auto-suicide pour un thérapeute!), mais plutôt un encouragement pour une prise de recul afin de parvenir plus vite au stade de sagesse décrit par Marc Aurèle (empereur et philosophe romain, 161-180) : « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre« . Et d’atteindre plus rapidement ce que François Roustang, philosophe et psychanalyste, décrit dans son ouvrage « La fin de la plainte ». « Il faut en finir avec la plainte, sortir de notre moi chéri, que nous cultivons à coups de jérémiades. C’est seulement à cette condition que nous pourrons refondre notre existence afin de nous ouvrir enfin au monde et aux autres« . Vaste programme 🙂

J’espère que ce court article aura occupé quelques instants ce grand four énergétique qu’est le mental.

Acceptation, amour et compassion sont une démarche complémentaire essentielle !

Petit conseil pour terminer, il serait bon pour vous à présent de consacrer autant de temps que cette lecture dans le silence de l’esprit.

 

Comment se libérer d’un système familial « fou » ?

07 Déc 2015

psychose

Dans son livre intitulé « La folie cachée- Survivre auprès d’une personne invivable », le psychanalyste Saverio Tomasella nous explique, de façon accessible, comment un système parental dysfonctionnel peut affecter toute notre vie.

Ce que l’auteur appelle « folie cachée » représente en fait toutes ces personnes qui vous enferment dans leur univers « dérangé », mais qui paraissent normales aux yeux de tous, à l’extérieur du huit clos familial. Lorsqu’on est élevé par de tels parents, comment se construire ? Comment retrouver confiance en soi alors qu’on a été « détruit » à l’intérieur, parfois de façon totalement insidieuse ? Et enfin, comment la sophro-analyse peut aider dans cette reconstruction de l’adulte, en partant de celle de notre enfant intérieur ?

Comment sait-on que l’on a vécu dans un tel système « anormal » ?

Disons simplement que lorsque l’on est enfant, nos parents devraient « normalement » nous témoigner de l’amour inconditionnel, nous protéger, nous encourager pour un développement harmonieux, nous donner un cadre éducatif sain, ferme et rassurant, et aussi, se comporter eux-mêmes en adultes responsables. Tout parent qui ne rentre pas dans cette description ne joue pas un rôle parental « normal » et équilibrant pour la vie psychique future de son enfant. Mais certains parents vont au-delà de simples déficiences de leur rôle parental, dont ils peuvent avoir plus ou moins conscience et qu’ils essayent de corriger. Ceux là pourraient simplement être considérés comme des parents inexpérimentés, qui apprennent leur difficile métier, mais avec le cœur toujours aimant et bienveillant. Non, le système dont il s’agit dans ce livre aboutit à saboter littéralement la confiance de leur enfant, en projetant sur eux leurs profondes blessures non résolues. Un exemple fréquent concerne les parents alcooliques déresponsabilisés que les enfants finissent par prendre en charge, ou encore, les parents totalement égocentrés, tellement préoccupés par eux mêmes qu’ils en deviennent incapables de s’occuper de leur enfant.

De façon plus visible, les parents objectivement maltraitants, physiquement ou moralement, entrent dans cette catégorie des systèmes dysfonctionnels. L’enfant qui ne peut trouver protection, réconfort, amour, bienveillance, de la part des adultes, se construira dans la peur, dans l’insécurité permanente, dans le désamour de lui-même, et aura du mal à s’épanouir à l’âge adulte.
Mon sujet ici ne sera pas de passer en revue toutes les formes de maltraitance. Si les maltraitances physiques sont les plus évidentes à reconnaître, il ne faut pas oublier le côté profondément destructeur de la maltraitance morale, la maltraitance indirecte par défaut de toute bienveillance adulte, celle-ci étant beaucoup plus discrète vis-à-vis de l’extérieur, et donc plus difficile à identifier. Pour des descriptions de ce type de maltraitance, je vous ramène à la lecture du livre de cet article.

Mes lectures, puis l’accompagnement de mes clients, m’ont donné les pistes suivantes pour aider à se reconstruire.

Identifier et nommer le système familial comme psychotique, « fou», même si la folie est bien cachée

La maltraitance induit des pertes de repères chez l’enfant, et ainsi malgré l’évidence de la maltraitance, n’ayant jamais connu d’autre réalité, il peut s’imaginer que ce qu’il vit est normal, que ses parents sont doux et affectueux, en dehors de leurs crises de violence. L’enfant reste la plupart du temps dans l’amour de ses parents, et pour survivre, il va commencer par incorporer leur système, puis, souvent, commencer sa vie d’adulte en le reproduisant plus ou moins. Certains se contenteront de la reproduction, un enfant maltraité devient un adulte maltraitant. Hélas, les problématiques non résolues par les parents vont ressurgir aux générations suivantes, qui auront bien plus de difficultés à les résoudre car venant des générations précédentes.

Le sophro-analyste n’est habilité à recevoir que les personnes qui ont déjà pris du recul par eux-mêmes, qui ont pris conscience du problème et ont eu la force de ne pas reproduire les effets néfastes du modèle parental. Mais, souvent, ils restent encore sous l’influence négative de ce système, et ont du mal à se développer. Là est le rôle de notre accompagnement.

Ce système a souvent une victime sensible, lucide, qui prend tout et est exclu

« Chaque fois, dans les familles où la tension est telle qu’elles semblent en permanence au bord de la rupture, c’est l’enfant le plus intelligent et le plus sensible qui sert de « soupape » ou de fusible au système ». Il m’est plusieurs fois arrivé de recevoir en consultation des personnes ayant une conscience claire du fait qu’ils ont une « mission » par rapport à leur famille. Souvent cette mission consiste à résoudre la problématique familiale. Le travail de sophro-analyse aura alors toute sa pertinence, en allant rechercher, au niveau transgénérationel, les schémas et comportements reproduits (appelés cryptes en psychanalyse). Les libérations sont alors très belles, car non seulement nous libérons le consultant, mais également ses descendants, qui n’auront plus à porter le problème mis à jour.
Ces personnes sensibles auront auparavant souvent eu une vie familiale vraiment difficile, car « la règle implacable des familles dérangées est le bannissement des témoins gênants, considérés comme trop dangereux parce que trop curieux ou trop lucides ». Le sujet sensible aura souvent été rejeté, les autres membres de la famille faisant corps pour s’opposer à la lucidité, éviter de voir la réalité gênante en face. Même en cours de thérapie, il reste difficile d’accepter que le rejet a déjà eu lieu, et de prendre le risque de s’isoler encore plus en terminant l’élucidation des raisons de la déficience familiale, au risque, parfois, de découvrir des secrets de famille bien gardés.

Prendre conscience de la façon dont on reproduit, dans notre vie, cet environnement, et identifier que cette lutte intérieure mène à l’épuisement puis, sur le long terme, à la dépression

Les personnes qui ont lucidement tenté d’éviter la reproduction du schéma familial arrivent souvent en consultation littéralement épuisées par cette lutte profonde entre leur lucidité et le refus de la réalité de leur famille. Par amour et par fidélité, elles restent comme prisonnières du système. Il est difficile de rester dans la prescience des problèmes, ceux-ci étant simplement perçus, mais non élucidés, ou non réglés. Cela provoque des états de lassitude profonde, de grande fatigue chronique, de déprime, voire des idées suicidaires lorsqu’elles ne se sentent ni écoutées, ni respectées, ni comprises, et ne trouvent pas, dans leur vie, le soutien familial dont elles auraient tant besoin.

Renoncer à son désir de reconnaissance et de justice par sa famille (être reconnu) ou à faire prendre conscience de la folie ou de la maladie

Une étape importante de la guérison consistera à une prise de conscience claire que l’on ne peut changer la réalité de ses parents, de son enfance passée. Par contre il nous appartient de l’observer, de décrire la situation de façon objective, avant de prendre de la distance. En sophro-analyse, nous pourrons travailler à la fois sur les plans psychiques de l’adulte, de l’enfant intérieur blessé, et du rôle de parent intérieur. Le parent intérieur, guidé par un adulte conscient et éclairé, prendra lui même soin de son enfant intérieur, en endossant le rôle momentané de « parent » bienveillant, qui explique la situation, rassure, et permet à son enfant intérieur de se dissocier du problème familial.

Renoncer à se croire malade à la place de l’autre

Bien des personnes qui ont dû supporter la pathologie cachée d’un proche vont souffrir d’anxiété, d’insomnie, et sombrer dans une dépression. Mais parfois ils se croient eux-mêmes malades, voire fous. Il leur et impossible de décrire leur souffrance psychique parce que la situation n’est pas claire, est difficile à reconnaître, à nommer. Ce n’est qu’une fois qu’une personne qualifiée l’aide à prendre conscience et à identifier ses souffrances, elles aussi tenues cachées et réprimées, que le client peut renoncer à se croire lui même malade.

Renoncer au masochisme de vie (se faire du mal, se complaire dans des situations où on est malheureux) dont fait partie l’entretien du doute, du fond mélancolique ou dépressif

Reproduisant l’environnement parental défaillant, il n’est pas rare que l’enfant de psychotique s’entoure de partenaires ou d’amis eux-mêmes peu équilibrés et équilibrants. Il est pourtant nécessaire de renoncer à s’infliger de rester au contact des personnes perturbées, même s’il est difficile de changer un système bien connu pour risquer l’inconnu d’un système exempt de souffrances quotidiennes. En effet, la lutte contre ces souffrances ont finalement donné un certain sens à la force de vie, et ce, dès le plus jeune âge. C’est alors toute la construction psychique qui s’est organisée autour de la souffrance intérieure. S’empêcher de rester dans des situations qui reproduisent la souffrance est une étape difficile, à réaliser en pleine conscience, au quotidien, et amène la personne à un changement radical d’habitudes. Le thérapeute a un rôle de soutien important lors de cette phase de reconstruction.

Ultime étape, cesser de se considérer comme une victime et comprendre le sens de ce parcours de l’âme

On peut s’arrêter à l’étape précédente, en se sentant libéré, distancié et auto-protégé par rapport au système défaillant. Mais après ce parcours de mieux être, il y a un risque de se considérer comme une victime. Au sens de l’âme, il n’y a ni victime ni persécuteur, simplement des expériences, qui permettent de réaliser des apprentissages de vie. 

La sophro-analyse est une méthode d’ouverture de conscience, mais aussi d’ouverture de cœur. Celle ci nous permet de ne pas oublier que le parent qui est apparu maltraitant, ne l’a pas fait de façon consciente et éclairée. La plupart du temps ce parent a lui même été élevé dans un système familial dysfonctionnel, où il n’aura pas non plus reçu tout l’amour dont il aurait eu besoin pour se construire avec confiance. Nous veillerons au cours de cet accompagnement à retrouver l’histoire familiale, en comprendre les schémas répétitifs maltraitants. Cette démarche nous permet alors de ressentir de la compassion pour ce parent, tout en prenant cette distance nécessaire pour se protéger.

Au final, se sortir de la reproduction d’un système parental profondément maltraitant ou dysfonctionnel est un long parcours, semé d’embûches, de retours en arrière. Mais le travail en vaut la chandelle. La sophro-analyse pourra être une des étapes sur ce parcours d’amour de soi. Ce type de thérapie mettra également l’accent sur le sens global d’avoir vécu cette expérience de vie, et permettra au consultant d’éclairer les ressources qu’il a mises en place dans son système de survie et d’autoprotection, souvent mêlés de courage, de force intérieure, de qualités humaines, d’attention à l’autre, de tolérance, de non jugement. Difficiles leçons acquises sur le parcours d’une âme ! A l’issue du travail, ces ressources, mises en place mais jusque là seulement à moitié déployées, pourront s’exprimer pleinement. Le parcours de la maltraitance est une empreinte fortement spirituelle, qui mène au dépassement de ses limites et à une grande ouverture de cœur et de conscience.

Conférence et atelier, le vendredi 23 janvier à Bruz

28 Déc 2014

Le vendredi 23 janvier, de 20h à 22 h, j’animerai une conférence sur le thème : « Que peut vous apporter la sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance« , à l’espace Pasithéa, à Bruz.

Résumé de l’intervention :

La sophro-analyse des mémoires prénatales de la naissance et de l’enfance nous permet de libérer notre enfant intérieur de ses blessures du passé. Dans un simple état de relaxation, cette thérapie brève nous permet de trouver les racines de notre mal être, où qu’elles se trouvent, dans notre enfance, pendant la grossesse de notre mère, parfois également dans notre généalogie. Nous comprenons le sens de ce que nous avons vécu, et nous pouvons alors permettre à l’adulte de développer son plein potentiel de vie, de joie et de réussite.

Cette présentation sera suivie d’un atelier de relaxation profonde. Cet atelier vous permettra de découvrir l’état de relaxation dans lequel nous travaillons en sophro-analyse. Le thème de cette relaxation sera : « Apprendre  à se détendre après sa journée de travail ».

Participation : 10 €, 7 € pour les étudiants, demandeurs d’emploi et personnes au RSA

Le nombre de places étant limité, il est conseillé de réserver en m’appelant au 06 89 38 51 48, ou en m’envoyant un mail à : contact@sophroanalyste-rennes.fr

Pour en savoir plus sur le programme de Pasithéa et les activités de Karine Unger, visitez son site web.

 

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